Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est exprimé ce vendredi à Munich sur l’évolution des tensions au Moyen-Orient. Lors d’un échange avec des journalistes, le dirigeant a clarifié la position de Berlin face à l’escalade militaire impliquant Téhéran, soulignant l’urgence d’une transition vers des discussions diplomatiques.
Si l’Allemagne partage l’objectif des États-Unis et d’Israël visant à mettre un terme aux programmes nucléaire et balistique de l’Iran, Friedrich Merz a fermement mis en garde contre les risques liés à la prolongation et à l’extension des combats. Selon l’agence Anadolu, il a précisé qu’une guerre ininterrompue n’allait pas dans l’intérêt de son pays. Le responsable politique a particulièrement pointé du doigt l’éventualité d’un effondrement de l’État iranien ou l’émergence de conflits par procuration sur le sol iranien.
Ces scénarios feraient peser des menaces directes sur l’Europe. Le chancelier a identifié trois secteurs précis qui subiraient des conséquences considérables en cas de détérioration prolongée de la situation : la sécurité continentale, l’approvisionnement énergétique et la gestion de la migration.
Pour anticiper ces risques, Berlin a entamé des travaux avec ses partenaires européens et régionaux afin de structurer une approche commune. L’objectif affiché est d’établir un ordre de paix garantissant l’existence et la sécurité de l’ensemble des États de la région, incluant Israël et les pays du Golfe. Friedrich Merz a indiqué que les hostilités doivent impérativement cesser pour laisser place à un processus politique axé sur le dialogue et le renforcement de la confiance.

