La 165e session ordinaire du Conseil de la Ligue arabe s’est tenue ce dimanche par visioconférence, dans un climat régional marqué par l’intensification des affrontements entre Israël, les États-Unis et Téhéran. Lors de cette rencontre ministérielle, la diplomatie algérienne a formulé une position stricte concernant les récentes opérations militaires menées dans la région.
Selon l’agence Anadolu, l’Algérie a qualifié d’« inacceptables » et d’« injustifiées » les agressions iraniennes dirigées contre plusieurs pays arabes. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a profité de son intervention pour réaffirmer la solidarité de son pays avec les États du Golfe visés par les attaques de l’Iran. Il a également dénoncé les offensives touchant le Liban et l’Irak, adressant ses condoléances aux familles des victimes et souhaitant un prompt rétablissement aux blessés face aux pertes matérielles enregistrées.
Le chef de la diplomatie a indiqué que cet engagement envers les pays arabes touchés relève d’un « principe inébranlable » du président algérien. Évoquant l’évolution de la situation plus d’un mois après le début des hostilités directes en Iran, Ahmed Attaf a relevé l’apparition de quelques signes d’apaisement. Il a toutefois mis en garde contre le risque de voir l’escalade militaire s’intensifier, appelant l’ensemble des acteurs à privilégier le dialogue. L’histoire de la région, a-t-il souligné, démontre que le recours à la force n’engendre que l’insécurité.
Outre la situation dans le Golfe, le ministre a attiré l’attention sur le Liban, qui subit actuellement une agression de l’armée israélienne, y voyant une reproduction des actions menées à Gaza. Il a également mentionné l’Irak, frappé par diverses parties impliquées dans le conflit. Enfin, la diplomatie algérienne a insisté sur le fait que cette multiplication des fronts au Moyen-Orient ne doit pas détourner l’attention de la cause palestinienne, rappelant les entraves persistantes imposées à l’aide humanitaire par l’occupant israélien.

