Le secteur de la santé au Burkina Faso vient de franchir un cap décisif. Pour la première fois dans l’histoire du pays, une transplantation rénale a été réalisée avec succès à Ouagadougou, marquant un tournant pour la prise en charge des insuffisants rénaux locaux. Cette prouesse chirurgicale, qui a permis de sauver une patiente de 44 ans, résulte d’une collaboration technique spécifique qui ouvre de nouvelles perspectives pour la médecine burkinabè.
Awa Kone, comptable résidant dans la capitale, est le visage de cette avancée majeure. Avant l’intervention, son quotidien était rythmé par une fatigue chronique invalidante. « Je me sentais très faible, j’avais du mal à monter les escaliers et j’étais souvent essoufflée », confie-t-elle, décrivant les symptômes classiques d’une fonction rénale défaillante. Aujourd’hui, sa situation a radicalement changé : elle se rend régulièrement à l’hôpital pour des contrôles de routine et communique activement sur l’amélioration de son état de santé.
Selon les informations relayées par Anadolu, cette première historique a été rendue possible grâce à l’expertise de médecins turcs. Déployée en juillet 2025 sous l’égide de la Fondation turque pour la greffe d’organes, cette mission médicale s’inscrit dans le cadre d’un renforcement de la coopération sanitaire entre la Turquie et le Burkina Faso. L’objectif est double : traiter les cas urgents et poser les jalons d’une autonomie médicale future, une seconde série de greffes étant déjà en préparation.
La réussite de l’opération dépasse le simple cadre clinique pour la patiente. Awa Kone, qui découvrait jusque-là la culture turque à travers des séries télévisées, exprime désormais une gratitude profonde envers l’équipe chirurgicale. « Mon opération a été réalisée par des chirurgiens extrêmement compétents », témoigne-t-elle, saluant la contribution du peuple turc à ce succès médical. Désireuse de découvrir le pays de ses sauveurs, elle espère pouvoir visiter la Turquie une fois son rétablissement complet confirmé.

