Le débat autour du budget 2026 du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a virevolté jeudi en plénière, alimentant inquiétudes et critiques chez les députés comme dans l’opinion. La baisse affichée des crédits destinés au secteur sanitaire a ravivé les craintes dans un contexte où les plaintes sur le coût des soins, le manque de personnel, l’insuffisance d’équipements et la dégradation de l’accueil hospitalier se multiplient. Face à une opinion chauffée à blanc et à des députés persuadés d’un « désengagement », le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a été obligé de sortir l’artillerie lourde. À la tribune, il a livré une lecture du budget qui, selon lui, renverse complètement la perception générale.
Des chiffres en baisse… mais une explication comptable
Le ministre a d’emblée rejeté toute idée de désengagement de l’État, assurant que la diminution constatée n’est « que mécanique » (source : texte fourni par l’utilisateur, 2025). Elle résulte, a-t-il expliqué, de simples transferts de crédits entre ministères.


