Les membres du collectif de l’intersyndicale de l’hôpital régional Heinrich Lübke de Diourbel ont organisé un sit-in ce vendredi. Ce rassemblement a pour objectif d’apporter des clarifications suite à une récente déclaration médiatique du directeur de l’établissement, Bocar Sow, et d’exposer les difficultés internes de la structure.
S’appuyant sur une plateforme revendicative déposée le 22 janvier, les travailleurs dénoncent les conditions d’hospitalisation et l’accueil réservé aux accompagnants. Ousmane Touré, porte-parole du collectif, indique que ces derniers sont contraints de dormir sous les arbres, faute d’infrastructures. Il souligne également la promiscuité dans les salles, où malades et accompagnants se retrouvent mélangés, motivant ainsi la demande de construction d’abris dédiés.
Le volet professionnel soulève la question des agents engagés depuis 2008 sous le statut de prestataires. Bien qu’ils effectuent des gardes et bénéficient de congés de maternité, leur contrat reste à durée déterminée. Comme le rapporte le journal Sud Quotidien, le collectif demande à l’administration d’ouvrir des discussions pour requalifier ces statuts en contrats à durée indéterminée (CDI).
L’intersyndicale pointe également les limites du plateau technique. Ousmane Touré précise que l’hôpital dispose de spécialistes qui ne sont pas pleinement opérationnels par manque de moyens, citant l’exemple de 14 médecins contraints de se partager trois bureaux. Le collectif réclame, par ailleurs, une révision à la hausse de l’enveloppe destinée aux heures supplémentaires et exige une gestion transparente des recettes générées par l’établissement de santé.


