Un drame survenu dans la commune de Rufisque a pris une tournure judiciaire inattendue. L’intervention des forces de l’ordre, initialement motivée par une mort non élucidée, a permis de mettre au jour une activité illicite en plein cœur du quartier Gouye Mouride.
Les faits remontent au 14 mars 2026. Ce jour-là, un patient perd la vie dans un cabinet paramédical de la localité. Les circonstances entourant cette disparition restent pour le moment indéterminées. Face à cette situation trouble, une dénonciation a poussé les éléments du commissariat d’arrondissement de Rufisque-Est à effectuer une descente sur les lieux trois jours plus tard.
Sur place, les enquêteurs ont procédé aux constatations d’usage et ont découvert que la structure médicale fonctionnait dans la clandestinité totale. La gérante des lieux a été immédiatement convoquée au poste de police pour être auditionnée.
Il s’agit de M.N.O., une ressortissante camerounaise âgée de 46 ans et originaire de Yaoundé. Domiciliée au quartier Gouye Mouride, elle se présentait aux patients comme une infirmière d’État. Comme le souligne le média Kawtef, la mise en cause a été informée de son droit à l’assistance d’un avocat avant d’être interrogée sur les événements survenus dans ses locaux.
À l’issue de son face-à-face avec les enquêteurs, la quadragénaire a été placée en garde à vue pour exercice illégal de la médecine. Le procureur, Cheikh Diakhoumpa, a été saisi du dossier. Une enquête judiciaire est formellement ouverte pour faire la lumière sur les causes exactes du décès du patient et situer les éventuelles responsabilités pénales de la praticienne.


