La crise géopolitique au Moyen-Orient continue d’impacter directement les routes maritimes mondiales. Suite à l’escalade militaire majeure de fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz reste sous le contrôle strict de Téhéran. Face à cette situation qui paralyse une partie du commerce international, le gouvernement britannique s’apprête à réévaluer son dispositif d’intervention dans la zone.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministère britannique de la Défense a annoncé jeudi la tenue imminente d’une réunion stratégique au sein de son quartier général permanent conjoint. Dès la semaine prochaine, des planificateurs militaires seront rassemblés avec un mandat précis : étudier des « options viables » pour rendre le détroit d’Ormuz de nouveau accessible et sûr pour la navigation.
Cette démarche s’inscrit dans la ligne fixée par le Premier ministre Keir Starmer. Ce dernier a précisé mercredi que ces experts militaires auront pour mission d’évaluer la manière de « mobiliser nos capacités » afin de garantir la sécurité du détroit une fois les combats actuels terminés.
En parallèle de cette préparation militaire, l’offensive diplomatique s’intensifie. Jeudi, la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a réuni plus de 40 pays lors de discussions virtuelles consacrées à cette crise maritime. Au cours de ces échanges, elle a formellement accusé l’Iran de « prendre en otage » l’économie mondiale par ses actions sur le détroit.
Depuis plusieurs semaines, Téhéran exerce un blocus de fait sur le détroit d’Ormuz, une voie de transit vitale pour l’approvisionnement énergétique des pays asiatiques. Les autorités iraniennes n’y autorisent actuellement que le passage des navires appartenant à des nations qu’elles considèrent comme « amies ».
Ce verrouillage maritime intervient dans un contexte de tension régionale extrême, consécutif à l’offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février dernier. Cette opération a causé la mort de plus de 1 300 personnes, dont le guide suprême Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a déclenché une série de frappes de drones et de missiles ciblant Israël, ainsi que des installations militaires américaines situées en Jordanie, en Irak et dans plusieurs pays du Golfe.

