La détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, exacerbée par les affrontements directs entre la coalition américano-israélienne et l’Iran, pousse les chancelleries occidentales à réévaluer leur présence militaire dans la région. Face au risque d’embrasement, l’Allemagne a amorcé une réorganisation de ses effectifs déployés dans plusieurs pays arabes.
Les forces armées allemandes (Bundeswehr) ont officiellement annoncé, ce vendredi, une réduction de leurs troupes au Moyen-Orient en raison de la guerre en cours contre l’Iran. Selon l’agence Anadolu, un porte-parole de la Bundeswehr a indiqué sous couvert d’anonymat que des soldats sont actuellement retirés de la mission de l’Organisation des Nations Unies (ONU) au Liban, en réponse directe à l’instabilité sécuritaire.
Ce mouvement de repli touche plusieurs autres bases de la région. Le contingent allemand basé à Erbil, dans le nord de l’Irak, avait déjà fait l’objet d’une forte réduction. Des informations relayées par le média RND font également état d’un retrait des troupes stationnées à Bahreïn, tandis que des préparatifs similaires sont en cours au Koweït. Parallèlement, des militaires ainsi que du personnel de l’ambassade allemande ont été transférés de Bagdad vers la Jordanie. Sollicité sur ces derniers mouvements, le porte-parole militaire a refusé de commenter le rapport de RND. Avant ces redéploiements, la Bundeswehr comptait environ 500 soldats stationnés dans l’ensemble de la région, principalement en Irak et en Jordanie.
Cette réorganisation militaire intervient dans un contexte de crise ouverte. Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël mènent une campagne de frappes aériennes contre l’Iran, avec pour objectif déclaré de démanteler l’industrie balistique et les infrastructures nucléaires de Téhéran. En réponse, l’Iran a multiplié les ripostes en ciblant le territoire israélien ainsi que plusieurs pays du Golfe abritant des bases militaires américaines, provoquant d’importantes perturbations sur les marchés mondiaux.

