Le gouvernement grec procède à une mise à jour de sa doctrine de sécurité nationale. Dans un contexte géopolitique marqué par de multiples foyers de tension, le ministère de la Défense a clarifié ses orientations stratégiques, abordant à la fois le déploiement de ses forces en Méditerranée, sa position sur le Moyen-Orient et la redéfinition de ses alliances de premier plan.
Le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a détaillé ces nouvelles directives lors d’un entretien accordé au quotidien To Vima, relayé par l’agence Anadolu. Au cœur de cette stratégie figure le renforcement de la coopération militaire avec la France. Athènes envisage de se placer sous le parapluie nucléaire français, une option que le ministre qualifie de garantie complémentaire et parallèle à l’article 5 de l’Otan.
Notre rédaction note que cette démarche s’inscrit dans un cadre de dissuasion déléguée. Nikos Dendias a précisé que son pays ne cherchait pas à acquérir le statut de puissance nucléaire, ni à héberger des armes de cette nature sur son territoire. Les discussions actuelles visent plus largement à renouveler l’accord bilatéral de défense entre Paris et Athènes. Selon les informations communiquées, ce futur texte intégrera une clause d’assistance militaire mutuelle et renforcera les synergies dans l’industrie de l’armement, la recherche et l’innovation.
Au-delà de cet axe européen, le ministre a défini les limites de l’engagement militaire de son pays face aux crises régionales. Il a formellement exclu toute participation de la Grèce à d’éventuelles opérations militaires dirigées contre l’Iran.
Concernant la Méditerranée orientale, Nikos Dendias a par ailleurs justifié la mobilisation de ses moyens aériens et navals. L’envoi de chasseurs F-16 et de frégates vers la République de Chypre du Sud a été confirmé, une mesure présentée comme une contribution directe à la défense de l’administration chypriote grecque.

