La ville de Jérusalem traverse une période de restrictions strictes, marquée par la fermeture prolongée de ses principaux lieux saints. Dans ce contexte de tensions régionales, la gouvernance locale a documenté une série d’incidents spécifiques autour de la mosquée Al-Aqsa, atteignant un niveau inédit depuis plus d’un demi-siècle.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, sept tentatives d’introduction d’animaux sacrificiels dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa ont été recensées cette année durant la Pâque juive. La gouvernance de Jérusalem précise que lors de deux de ces épisodes, les occupants israéliens sont parvenus jusqu’aux abords de la vieille ville avec les bêtes. Ces actions s’inscrivent dans une démarche répétée visant à accomplir des rituels religieux à l’intérieur même du site.
Dans un communiqué officiel, l’instance qualifie ces actes d’« escalade dangereuse ». Elle souligne une stratégie visant à imposer de nouvelles réalités sur l’esplanade, désignée par ces groupes sous le nom de Mont du Temple. Pour mobiliser leurs partisans, ces derniers s’appuient sur des campagnes d’incitation incluant la diffusion de vidéos et de contenus générés par l’intelligence artificielle. Face à cette situation, un appel urgent a été lancé aux instances palestiniennes, arabes et internationales pour protéger le troisième lieu saint de l’islam et obtenir sa réouverture.
Ces événements se déroulent alors que les autorités israéliennes maintiennent la mosquée Al-Aqsa et l’église du Saint-Sépulcre fermées pour le 37ᵉ jour consécutif. Officiellement, cette mesure est justifiée par des raisons de sécurité, afin d’éviter les rassemblements dans un climat régional marqué par le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, ainsi que par son extension au Liban entamée début mars. Du côté palestinien, cette fermeture est perçue comme un moyen pour Israël de renforcer son emprise sur l’enceinte et d’imposer de nouvelles contraintes aux fidèles musulmans.
La gouvernance note que vendredi dernier marquait la neuvième fois depuis 1967 qu’Israël interdit l’accès à la mosquée un jour de grande prière. Les cours du site sont restées totalement désertes, à l’exception de quelques employés du Waqf islamique.
Du côté chrétien, cette politique de fermeture a également eu des répercussions directes. Lundi dernier, la police israélienne a annoncé n’autoriser que des « prières limitées » à l’église du Saint-Sépulcre. Cette décision fait suite aux critiques formulées par plusieurs pays européens après que le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, et le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Patton, ont été empêchés de participer aux célébrations du dimanche des Rameaux.

