La course à la Maison Blanche pour 2028 commence déjà à se dessiner au sein du Parti républicain. Lors de l’un des plus grands rassemblements conservateurs aux États-Unis, les militants ont désigné le candidat qu’ils souhaitent voir prendre la relève à l’issue du second mandat de Donald Trump.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le vice-président américain JD Vance est arrivé en tête du vote consultatif de la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC) de 2026. Les résultats, dévoilés samedi, indiquent qu’il a récolté 53 % des suffrages exprimés par près de 1 600 participants. Il devance le secrétaire d’État Marco Rubio, qui réalise une percée notable en obtenant 35 % des voix, contre seulement 3 % lors de l’édition précédente.
Ce vote interne intervient à un moment charnière pour le camp républicain, à moins de huit mois des élections de mi-mandat. La popularité de Donald Trump connaît actuellement une baisse. Une récente enquête de l’agence Reuters et du cabinet Ipsos indique que seulement 36 % des citoyens américains approuvent son action, un niveau historiquement bas pour son second mandat. Cette chute est attribuée par les sondeurs aux frustrations économiques, notamment la hausse du prix du carburant, ainsi qu’à la guerre en cours en Iran.
La loi américaine interdisant à un président d’effectuer plus de deux mandats, la présidence de Donald Trump s’achèvera définitivement en 2028, ouvrant la voie à une nouvelle candidature au sein de son parti.
JD Vance, ancien sénateur de l’Ohio, incarne l’aile la plus isolationniste de la base électorale de Donald Trump, bien qu’il ait soutenu les récentes frappes conjointes avec Israël contre l’Iran. De son côté, Marco Rubio, ancien sénateur de Floride en poste jusqu’à sa confirmation comme chef de la diplomatie en 2025, affiche des positions plus favorables aux changements de régime à l’étranger. Tous deux s’étaient montrés très critiques envers Donald Trump par le passé, avant d’intégrer son administration.
La CPAC, qui a accueilli cette année des intervenants tels que le sénateur Ted Cruz, l’opposant iranien Reza Pahlavi ou encore les fils de l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro, rassemble principalement l’aile droite du parti. Si ce vote consultatif donne une indication des dynamiques internes, le média qatari rappelle qu’il n’est pas toujours prédictif : en 2016, les participants avaient majoritairement soutenu Ted Cruz, reléguant Donald Trump à la troisième place avec 15 % des voix, avant que ce dernier ne remporte finalement l’investiture.


