Le climat de haute tension qui prévaut actuellement au Moyen-Orient amène les chancelleries occidentales à réévaluer leur dispositif de sécurité. Depuis l’offensive aérienne majeure menée fin février, l’onde de choc continue d’affecter le fonctionnement des missions étrangères établies dans les pays de la région.
Dans ce contexte, l’ambassade des États-Unis au Qatar a annoncé, ce dimanche, une restriction de ses activités. Selon l’agence Anadolu, la mission diplomatique a décidé de réduire ses opérations, en ne maintenant sur place qu’un personnel dédié aux urgences.
Cette réorganisation interne s’accompagne d’une consigne formelle adressée aux ressortissants américains présents sur le territoire qatari. Le communiqué de la représentation diplomatique leur demande de faire preuve de vigilance et de se tenir prêts à se protéger dans un lieu sécurisé, dans l’éventualité où les autorités locales émettraient une alerte.
Le motif de cette mesure est explicitement lié aux récents développements militaires. L’ambassade souligne le risque que le gouvernement iranien et ses relais tentent de cibler des citoyens américains en représailles aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février dernier.
Cette offensive conjointe avait entraîné la mort de plus de 1 340 personnes, parmi lesquelles figurait l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a déclenché une série d’attaques de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak, ainsi que plusieurs pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines.

