Les répercussions du conflit au Moyen-Orient continuent d’affecter la chaîne d’approvisionnement mondiale en hydrocarbures, touchant directement les consommateurs nord-africains. Au Maroc, les perturbations liées aux tensions dans le Golfe ont contraint les distributeurs à ajuster de nouveau leurs tarifs à la pompe, marquant une nouvelle étape dans l’inflation énergétique du pays.
Selon les observations sur le terrain rapportées par l’agence Anadolu, les stations-service marocaines ont appliqué mercredi une nouvelle augmentation de leurs tarifs. Le prix du litre de diesel est passé de 12,79 dirhams (environ 1,28 dollar) à 14,50 dirhams (environ 1,45 dollar), ce qui représente une hausse de 13,3 %. L’essence suit une trajectoire similaire, grimpant de 13,92 dirhams (environ 1,39 dollar) à 15,60 dirhams (environ 1,56 dollar), soit une progression d’environ 12 %.
Cette révision tarifaire intervient quelques semaines seulement après une précédente modification. Le 16 mars dernier, les distributeurs avaient déjà appliqué des augmentations oscillant entre 12 et 18 %.
La racine de cette instabilité tarifaire réside dans l’escalade militaire opposant les États-Unis et Israël à l’Iran depuis le 28 février. En riposte aux frappes sur son territoire, Téhéran a annoncé le 2 mars la restriction de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Les autorités iraniennes ont averti qu’elles cibleraient tout navire tentant de traverser ce couloir maritime stratégique sans coordination préalable.
La restriction de ce passage, qui voit transiter quotidiennement près de 20 millions de barils de pétrole, a mécaniquement alourdi les coûts de transport et d’assurance. Cette situation a engendré une augmentation globale des prix du brut, provoquant une onde de choc immédiate sur les marchés et suscitant des inquiétudes économiques à l’échelle mondiale.

