Le climat social à l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) reste marqué par une vive tension, bien que le dialogue semble vouloir se frayer un chemin. La Conférence des Amicales d’Étudiants (CAE), unique structure de défense des intérêts estudiantins de l’institution, a annoncé l’ouverture d’une série de rencontres avec les autorités compétentes. L’objectif affiché est clair : examiner les préoccupations majeures du campus pour aboutir à des solutions concrètes et durables.
Au cœur des revendications de la CAE figurent deux points non négociables liés aux récents événements tragiques. La structure exige, d’une part, la libération immédiate et sans condition de tous les représentants étudiants actuellement en détention, qualifiant ces arrestations d’atteinte grave aux libertés syndicales. D’autre part, elle réclame l’ouverture d’une enquête transparente sur les circonstances du décès de l’étudiant Abdoulaye BÂ, afin que les responsabilités soient situées et que justice soit rendue pour éviter toute récidive de tels drames.
Sur le plan académique et social, la plateforme de revendications inclut également le paiement des rappels de bourses et la suspension de l’application des réformes en cours. La CAE conditionne la poursuite de ces réformes à la tenue d’une concertation effective avec toutes les parties prenantes. Dans l’attente de ces avancées, les représentants étudiants font preuve d’un esprit de dialogue responsable tout en restant fermes sur leurs principes de base.
Malgré la persistance de leurs exigences, la Conférence invite l’ensemble de la communauté estudiantine à regagner les campus. Un appel à se tenir prêt pour une éventuelle reprise des enseignements le mardi 17 février 2026 a été lancé. Toutefois, la suite du mot d’ordre dépendra directement des conclusions des rencontres avec les autorités : la CAE prévient qu’elle appréciera la situation en fonction des engagements concrets obtenus pour le bien-être et les conditions d’apprentissage des étudiants.




