Face à l’escalade militaire au Proche-Orient, les tractations diplomatiques s’intensifient. Lundi, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a échangé avec son homologue libanais, Nawaf Salam. Au cœur de cette discussion, une prise de position ferme de Madrid concernant les opérations en cours sur le territoire libanais.
Selon nos informations, le Premier ministre espagnol a profité de cet appel téléphonique pour exprimer sa solidarité envers Beyrouth, tout en formulant une exigence précise : l’arrêt immédiat des attaques ciblant la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
Sur le réseau social X, Pedro Sanchez a détaillé la teneur de son message. « Le Liban n’a pas choisi cette guerre, et sa souveraineté et son intégrité territoriale doivent être respectées », a-t-il déclaré. Il a également qualifié d’« intolérables » les frappes dirigées contre la mission de maintien de la paix de l’ONU, soulignant au passage le « travail louable » accompli par les soldats espagnols déployés au sein de cette force internationale.
La FINUL, présente dans le sud du pays depuis 1978, a vu son mandat élargi par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée au lendemain de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.
L’agence de presse Anadolu, qui relaie ces développements diplomatiques, rappelle le contexte sécuritaire particulièrement lourd dans la région. L’armée israélienne a récemment étendu son offensive terrestre au Liban, en complément de frappes aériennes et maritimes intensives ayant notamment visé la capitale, Beyrouth. Ces manœuvres font suite à des tirs de missiles détectés depuis le territoire libanais.
Du côté de Beyrouth, les autorités font état d’un bilan humain conséquent, avec au moins 1 497 personnes tuées et plus de 4 400 blessées depuis le début de cette nouvelle vague d’attaques israéliennes.

