Le climat autour des pelouses sénégalaises se tend à nouveau. À la suite des incidents survenus en marge de la rencontre l’opposant à l’AS Pikine le dimanche 29 mars 2026, le Guédiawaye Football Club (GFC) a publié un communiqué officiel pour dénoncer une escalade des agressions ciblant sa délégation et ses supporters.
Selon les informations rapportées par le journal Sud Quotidien, le trajet de l’équipe a été émaillé de violences. Le bus transportant les joueurs a d’abord essuyé des jets de pierres à l’aller, causant des dégâts matériels. Sur le chemin du retour, des supporters ont à leur tour été pris pour cible, particulièrement dans le secteur des Parcelles Assainies. La direction du club précise que ces actes ne sont pas le fait des équipes adverses, mais d’individus extérieurs qui s’en prennent systématiquement au GFC dans les zones de Cambérène et des Parcelles Assainies.
Face à la récurrence de ces événements lors des rencontres programmées au stade Léopold Sédar Senghor, le club a pris une décision ferme. Le GFC annonce qu’il envisage de refuser toute programmation de ses matchs dans cette enceinte sportive tant que des garanties sécuritaires claires ne seront pas fournies par les instances dirigeantes.
Dans son adresse, la direction pointe du doigt la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP), dont le silence face à ces événements est jugé incompréhensible. Pour justifier l’urgence de la situation, le communiqué rappelle un précédent dramatique : le décès du supporter Cheikh Ndour, survenu à la suite d’attaques similaires après un match contre le Jaraaf de Dakar.
Qualifiant la sécurité de ses joueurs, de son encadrement et de son public de priorité « absolue et non négociable », le club de la banlieue dakaroise lance un appel solennel aux autorités compétentes. Des mesures fortes, concrètes et immédiates sont exigées pour préserver l’intégrité physique des acteurs du football et maintenir la vocation de cohésion sociale de la discipline.


