Le conflit ouvert entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran continue de redessiner les équilibres sécuritaires au Moyen-Orient. Dans ce climat de haute tension, le président américain Donald Trump s’est exprimé sur la suite des opérations militaires, abordant ouvertement l’éventualité d’une escalade tactique sur le sol iranien.
Interrogé dimanche, le chef de l’État américain a indiqué qu’il ne jugeait pas nécessaire, à ce stade, de déployer des troupes au sol en Iran. Toutefois, selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, il refuse d’écarter définitivement cette option. « Je ne pense pas que ce soit nécessaire, mais je n’exclus rien », a-t-il affirmé lors d’un entretien accordé à la chaîne ABC News.
Cette posture a été précisée lors d’une autre intervention auprès du média The Hill. Donald Trump a souligné qu’une intervention terrestre resterait envisageable si l’Iran ne parvenait pas à trouver un accord avec Washington. Une position qui s’inscrit dans la continuité de ses déclarations de campagne, où il affirmait déjà n’avoir « aucune appréhension » concernant l’envoi de forces terrestres. De son côté, la Maison Blanche a tenu à clarifier que ce déploiement ne figurait pas dans le plan militaire actuel, tout en confirmant que le président gardait toutes ses options sur la table.
Ces déclarations interviennent dans un contexte d’affrontements directs ininterrompus. Les frappes conjointes américano-israéliennes, lancées le 28 février dernier, auraient fait au moins 1 340 morts en Iran, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a multiplié les lancements de drones et de missiles en direction d’Israël, de la Jordanie, de l’Irak, où les emprises diplomatiques américaines ont été ciblées, ainsi que vers plusieurs pays du Golfe abritant des bases militaires des États-Unis.

