La capitale irakienne a connu une nouvelle alerte sécuritaire tôt ce mardi. Les systèmes de défense locaux ont dû être activés pour neutraliser une menace aérienne visant un secteur hautement sensible de la ville, dans un contexte régional marqué par des escalades militaires continues.
L’agence de presse Shafaq, dont les informations sont reprises par l’agence Anadolu, indique que quatre drones ont tenté de frapper l’ambassade des États-Unis à Bagdad. Les défenses aériennes irakiennes sont parvenues à intercepter et abattre la totalité de ces appareils avant qu’ils n’atteignent le complexe diplomatique américain.
Des sources sécuritaires précisent que les débris des engins neutralisés sont retombés dans différents secteurs. L’un des drones s’est écrasé sur la rue Abu Nuwas, tandis qu’un autre a terminé sa course à proximité immédiate de l’ambassade, à l’intérieur de la Zone verte, un périmètre pourtant ultra-fortifié.
Cette tentative de frappe s’inscrit dans un climat de forte volatilité au Moyen-Orient. Le 28 février dernier, des attaques conjointes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran ont fait environ 1 300 morts. Parmi les victimes figurait le Guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei.
En réaction à cette offensive, Téhéran a déclenché une série de ripostes par drones et missiles. Ces opérations ont visé Israël, la Jordanie, l’Irak ainsi que des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces frappes de représailles ont causé des pertes humaines, endommagé diverses infrastructures et provoqué d’importantes perturbations sur les marchés mondiaux ainsi que sur le trafic aérien international.


