La finale de la CAN 2025 continue de générer des remous bien après le coup de sifflet final, notamment concernant les circonstances opaques ayant entouré les forfaits de dernière minute dans les rangs sénégalais. Alors que les rapports médicaux initiaux n’avaient rien décelé d’anormal, le latéral gauche Ismail Jakobs est revenu sur cet épisode avec des déclarations qui tranchent radicalement avec les explications officielles fournies jusqu’ici.
Dans un entretien accordé au média allemand Sportdigital, repris par **IGFM**, le défenseur sénégalais a levé le voile sur le climat de suspicion qui règne au sein du vestiaire concernant l’état de santé soudainement dégradé de Krépin Diatta, Ousseynou Niang et Pape Matar Sarr. Si le joueur avait déjà évoqué des « choses » qui devaient sortir lors de son passage en zone mixte, il a cette fois-ci précisé la nature de ses doutes, écartant formellement la thèse de l’incident fortuit.
Selon les propos rapportés par nos confrères, l’ancien joueur de Monaco ne croit pas à la version d’une simple pathologie digestive. « Je ne peux pas dire exactement ce qu’il s’est passé, car je n’ai pas toutes les preuves, mais je soupçonne personnellement que trois de nos joueurs ont été empoisonnés », a-t-il déclaré. Pour étayer cette accusation, Ismail Jakobs s’appuie sur la violence des symptômes observés, qu’il juge incompatibles avec une cause naturelle.
Le joueur décrit une scène de panique où ses coéquipiers ont perdu le contrôle de leurs facultés physiques. « Il ne s’agissait pas d’une simple intoxication alimentaire avec vomissements ou autre. Ces trois joueurs se sont réellement effondrés », détaille-t-il. Il ajoute un élément clinique précis qui a particulièrement marqué le groupe : « C’était très effrayant. Tous les trois étaient incapables de rentrer leur langue. Ils se sont effondrés. »
Bien qu’il précise ne pas vouloir pointer du doigt un coupable spécifique sans preuve matérielle irréfutable, Ismail Jakobs maintient que l’événement ne relève pas du hasard. « Ce n’était certainement pas un accident », a-t-il conclu, relançant ainsi les interrogations sur les conditions de préparation de cette finale disputée contre le Maroc.


