Le gouvernement français a dressé, ce mercredi, un bilan détaillé des opérations d’évacuation de ses ressortissants depuis le Moyen-Orient. Si près de 20 000 personnes ont déjà regagné le territoire national, les autorités déploient de nouveaux moyens logistiques pour faciliter le retour des citoyens encore sur place.
En marge du compte rendu hebdomadaire du Conseil des ministres, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l’Énergie, a précisé l’organisation de ces rapatriements. L’État a affrété des vols spéciaux, coordonnés par le ministère des Affaires étrangères et celui des Transports, ayant permis le retour de 2 000 personnes. Une priorité a été accordée aux profils vulnérables, notamment les enfants, les femmes enceintes et les patients sous traitement médical.
Parallèlement, la relance des liaisons commerciales entre le Moyen-Orient et la France, opérée à la demande du gouvernement, a facilité le voyage de 17 000 autres ressortissants. Au total, un peu moins de 20 000 Français ont ainsi pu être exfiltrés à ce jour.
Pour répondre aux besoins de ceux qui se trouvent toujours dans la région, une nouvelle phase du dispositif a été annoncée. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, 30 000 sièges d’avions seront rendus disponibles dès la semaine prochaine sur les axes reliant le Moyen-Orient à la France. Cette offre capacitaire vise à accélérer la dynamique de retour déjà engagée.
Lors de son intervention, Maud Bregeon a rappelé l’antériorité de cette mobilisation. Le Quai d’Orsay avait en effet été le premier ministère à affréter un vol dédié au rapatriement de ses ressortissants, dès les premières heures ayant suivi le déclenchement du conflit.

