L’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a tenu pour principal responsable le régime en place des événements violents survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Dans une publication sur sa page Facebook, l’opposant politique n’a pas mâché ses mots.
Évoquant des « images de feu et de sang » en provenance de l’UCAD, Khalifa Sall estime qu’elles sont « le symptôme de l’échec d’un régime incapable d’honorer ses engagements », et d’un État qui, selon lui, répond à des revendications légitimes par la répression. Il dit n’avoir jamais imaginé revivre de telles scènes après la troisième alternance démocratique au Sénégal.
Déplorant la mort d’un étudiant et plusieurs blessés, parfois grièvement atteints, l’ancien maire appelle le gouvernement « à la raison » et exhorte les forces de défense et de sécurité à la retenue. « L’université n’est pas un champ de bataille, elle est le sanctuaire du savoir », a-t-il rappelé.
Khalifa Sall estime par ailleurs qu’« un pays qui frappe et affame ses étudiants compromet son propre futur ». Il juge urgent le paiement intégral des bourses, dans le respect strict des engagements pris par l’État. Pour lui, « gouverner, c’est tenir parole » et « maintenir l’ordre ne doit ni réprimer la justice ni étouffer la vérité ».



