Alors que les États-Unis maintiennent un déploiement militaire massif au Moyen-Orient, l’administration américaine précise ses intentions face à Téhéran. Le vice-président américain JD Vance a clarifié la posture de Washington concernant l’éventualité d’une confrontation armée.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, JD Vance a indiqué jeudi lors d’un entretien avec le Washington Post que si le président Donald Trump étudie la possibilité de frappes militaires contre l’Iran, l’engagement dans une guerre prolongée est totalement écarté. L’objectif d’une éventuelle action militaire serait strictement limité à la garantie que Téhéran ne puisse pas se doter de l’arme nucléaire. Le vice-président a été formel sur ce point, affirmant qu’un enlisement de plusieurs années sans perspective de fin n’avait aucune chance de se concrétiser.
Ancien critique de la guerre en Irak et vétéran du Corps des Marines, JD Vance, 41 ans, s’est défini comme un sceptique des interventions militaires à l’étranger. Il a laissé entendre que Donald Trump partage cette approche prudente, soulignant que l’option diplomatique reste privilégiée par l’exécutif américain.
Cette clarification intervient dans un contexte de débats internes au sein du Parti républicain sur la politique au Moyen-Orient, particulièrement sur les relations avec Israël. Parallèlement, les tractations diplomatiques se poursuivent. Des discussions entre Washington et Téhéran ont eu lieu jeudi à Genève. Ces échanges s’inscrivent dans la continuité des canaux diplomatiques maintenus en coulisses pour tenter de stabiliser la région.
Sur le terrain, les États-Unis déploient actuellement leur plus importante présence militaire dans la région depuis la période ayant précédé la guerre en Irak. De son côté, Donald Trump a publiquement plaidé pour un changement de régime en Iran, qualifiant cette éventualité de meilleure chose qui puisse arriver.

