Une marche pacifique s’est tenue ce samedi à Dakar, du Casino Liberté au rond-point Jet d’Eau, à l’appel de plusieurs organisations de défense des droits humains. Objectif affiché : exiger « vérité et justice » pour les victimes des événements survenus entre février 2021 et mars 2024.
Portée notamment par le Collectif des familles des martyrs, Initiative Zéro Impunité, Amnesty International Sénégal, le Collectif des victimes de Macky Sall et la RADDHO, cette mobilisation se veut une étape supplémentaire dans un combat de longue haleine.
Réagissant à cette manifestation, Seydi Gassama a dénoncé une justice restée longtemps paralysée. « Cette manifestation n’est qu’une étape dans le long combat des victimes pour obtenir justice », a-t-il déclaré, rappelant que 65 personnes ont perdu la vie sur une période de trois ans.
Selon lui, malgré les enquêtes de terrain menées et l’accompagnement des familles pour le dépôt de plaintes, « aucune n’a abouti » durant cette période, traduisant « un blocage de la justice ». Il salue toutefois la levée des obstacles juridiques, notamment après le départ de Macky Sall, qui, selon lui, ouvre désormais la voie à des poursuites effectives.
Mais le responsable d’Amnesty International Sénégal et de la RADDHO juge les avancées insuffisantes. Il évoque « un premier pas timide » avec les auditions entamées en octobre à la Section de recherches, déplorant qu’« depuis lors, rien n’a bougé », notamment pour les victimes résidant en région, toujours non entendues.
Face à cette situation, Seydi Gassama appelle le président Bassirou Diomaye Faye à poser « des actes très forts » en direction des victimes, afin d’incarner la rupture promise et garantir enfin justice.


