C’est l’épilogue d’un feuilleton judiciaire qui aura marqué l’histoire politique française récente. Après des années de bataille procédurale, l’ancien Premier ministre François Fillon a décidé de mettre un terme définitif à l’action en justice concernant l’emploi de son épouse à l’Assemblée nationale. Une décision qui rend immédiatement exécutoires les sanctions prononcées l’année dernière.
Le dossier des emplois fictifs, connu sous le nom de « Penelopegate », est désormais clos sur le plan pénal. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, François Fillon a officiellement renoncé à son pourvoi en cassation. Cette démarche juridique, actée par la Cour de cassation le 9 janvier dernier mais révélée ce lundi, marque l’arrêt définitif des recours pour l’ancien chef du gouvernement français.
Ce désistement ne concerne pas uniquement l’homme politique, mais également son épouse, Penelope Fillon. En retirant ce recours, le couple accepte de facto la décision rendue par la cour d’appel de Paris le 17 juin 2025. La culpabilité de François Fillon pour détournement de fonds publics, déjà établie, ne faisait plus l’objet de contestation, mais la bataille portait encore sur le quantum de la peine.
Les détails de la sanction désormais définitive
Avec cet abandon de procédure, la condamnation prononcée en appel s’applique dans toute sa rigueur. François Fillon écope d’une peine de quatre ans de prison avec sursis. À cette sanction privative de liberté s’ajoutent une amende de 375 000 euros et une peine d’inéligibilité de cinq ans. Cette sentence finale apparaît légèrement allégée par rapport au jugement de 2022, qui incluait de la prison ferme et une inéligibilité plus longue.
De son côté, Penelope Fillon a déjà purgé sa peine de deux ans de prison avec sursis et s’est acquittée de son amende de 375 000 euros. Son pourvoi, désormais abandonné, ne concernait plus que des questions liées aux dommages et intérêts.
Pour rappel, cette affaire avait provoqué un séisme politique en 2017. Alors grand favori de l’élection présidentielle, le candidat de la droite avait vu sa campagne s’effondrer suite aux révélations, conduisant à son élimination dès le premier tour avec 20 % des voix.

