La récente vague de convocations touchant des figures médiatiques et politiques suscite une vive réaction du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR). Au-delà de la simple condamnation des procédures en cours, l’organisation pointe du doigt un mécanisme juridique qu’elle juge obsolète et dangereux pour les libertés publiques, appelant à une réforme législative ciblée.
Le traitement judiciaire réservé au journaliste Pape Ngagne Ndiaye et à l’ancien parlementaire Doudou Wade constitue, pour le FDR, un point de bascule. Selon les éléments relayés par nos confrères de Kawtef, l’organisation qualifie ces auditions d’atteintes directes à la liberté d’expression. L’analyse du Front décrit une instrumentalisation de l’appareil judiciaire par le régime, visant selon eux à réprimer les opinions critiques et confortant le sentiment d’une justice à deux vitesses.
La riposte du FDR se porte spécifiquement sur le terrain législatif. L’entité exige l’abrogation formelle de l’article 254 du Code pénal. Ce texte est qualifié de « liberticide » et de « dépassé » par les membres du Front, qui estiment qu’il sert de levier pour restreindre l’espace démocratique. Cette revendication s’étend également à d’autres dispositions légales similaires que l’organisation souhaite voir disparaître de l’arsenal juridique sénégalais.
Dans l’immédiat, le Front exige l’arrêt total des poursuites engagées contre Pape Ngagne Ndiaye et Doudou Wade. Pour donner du poids à cette exigence, l’organisation appelle les citoyens et les défenseurs des droits humains à se mobiliser pour la protection des libertés fondamentales.


