C’est dans l’ambiance électrique du stade Wankhede de Mumbai que s’ouvre ce samedi l’édition 2026 de la Coupe du monde ICC T20. Co-organisateurs de l’événement avec le Sri Lanka, les champions en titre indiens entament leur campagne avec une étiquette de favoris incontestés. Pourtant, à quelques heures de cette première confrontation face aux États-Unis, l’assurance affichée par les statistiques contraste avec la réalité humaine décrite par le vestiaire.
**Une pression admise par le capitaine**
Alors que plus de 30 000 spectateurs sont attendus pour soutenir l’équipe locale, la gestion des émotions devient un paramètre aussi crucial que la performance technique. Suryakumar Yadav, capitaine de la sélection indienne, a tenu un discours de vérité face à la presse avant la dernière session d’entraînement. Loin de l’arrogance que pourrait justifier leur rang mondial, le leader indien a reconnu l’existence d’une tension palpable au sein du groupe.
« Pour être honnête, il y aura de la nervosité, il y aura de la pression », a concédé Yadav, cité par Al Jazeera. Cette déclaration tranche avec l’image d’invincibilité souvent projetée par les tenants du titre. Le capitaine insiste toutefois sur la nécessité de transformer cette anxiété en énergie positive, portée par « les encouragements » d’un milliard de supporters à travers le pays. L’objectif affiché reste clair : offrir du « divertissement » au public.
**Un adversaire pris au sérieux**
La prudence indienne s’explique également par le profil de l’adversaire. Les États-Unis, bien que nation émergente dans la discipline, ont marqué les esprits lors de l’édition 2024 en co-organisant le tournoi et surtout en réalisant l’un des plus grands exploits de l’histoire du cricket : une victoire contre le Pakistan en phase de groupes.
Suryakumar Yadav refuse de considérer ce match comme une formalité. « Je ne vois aucune équipe faible dans la compétition », a-t-il affirmé, rappelant que dans ce format court, un ou deux joueurs peuvent faire basculer une rencontre en quelques actions. L’Inde devra néanmoins composer avec une incertitude majeure concernant son effectif : le lanceur rapide Harshit Rana, touché au genou lors d’un match de préparation, reste très incertain. « Cela ne semble pas bon », a admis le capitaine, laissant entendre que le tournoi du joueur pourrait être compromis.
**Absence notable côté américain**
Si l’Inde s’inquiète pour son infirmerie, les États-Unis abordent la compétition amputés de l’une de leurs figures majeures pour des raisons extra-sportives. Aaron Jones, né à la Barbade et joueur clé du dispositif américain, est suspendu pour l’intégralité du tournoi. Cette décision fait suite à de multiples accusations de corruption, privant l’équipe d’un atout offensif au moment d’affronter la meilleure nation mondiale sur ses terres.
L’Inde arrive avec une dynamique offensive impressionnante, n’étant pas descendue sous la barre des 215 points lors de ses trois dernières sorties, incluant des performances notables contre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud.


