C’est au cœur de la ville balnéaire de Bijilo, au Centre international de conférence « Sir Dawda Kairaba Jawara », que les acteurs politiques et sociaux gambiens se sont réunis ce lundi 16 février. La troisième édition du Dialogue national s’ouvre dans un contexte où les autorités de Banjul cherchent à redéfinir les priorités de développement du pays.
Cette rencontre, qualifiée de « rassemblement historique » par l’exécutif, ne s’est pas improvisée. Selon les données relayées par Agence Afrique, le processus a été balisé en amont par une série de neuf dialogues régionaux organisés par le comité préparatoire et le Bureau du Président entre le 4 et le 5 février. Ces consultations préliminaires ont permis aux représentants de divers groupes sociaux de poser les bases des discussions actuelles, axées sur l’exploitation du capital humain et des ressources infrastructurelles.
Mais au-delà de l’aspect technique et économique, c’est la dimension sociétale qui a dominé l’ouverture des travaux. Le président Adama Barrow a profité de cette tribune pour recadrer les débats autour d’une exigence fondamentale. Pour le chef de l’État, l’essor de la Gambie ne peut se concevoir sans une rupture nette avec les logiques partisanes habituelles.
Dans son allocution, le président a insisté sur la nécessité de placer l’unité nationale au-dessus des appartenances politiques ou communautaires. « La prospérité nationale exige des sacrifices partagés, une culture d’intégrité et un engagement clair en faveur de l’unité par-delà les clivages politiques, ethniques et sociaux », a-t-il martelé. Une déclaration qui fixe le cap des échanges : la réforme des mentalités doit précéder ou accompagner les réformes structurelles.
Le président de l’Assemblée nationale, Fabakary Tombong Jatta, a pour sa part rappelé la vocation de cette plateforme. Il ne s’agit pas seulement d’écouter, mais d’évaluer le chemin parcouru et de formuler des propositions concrètes. Les autorités attendent de ce rendez-vous des réformes applicables pour stimuler le développement inclusif du pays.


