Le sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 a servi de cadre à un échange stratégique entre Paris et Brasília. Ce 26 mars, les diplomaties française et brésilienne ont défini de nouveaux axes de coopération, ciblant particulièrement des zones de tension spécifiques en Amérique du Sud et au Moyen-Orient.
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a tenu une séance de travail avec son homologue brésilien, Mauro Vieira. Selon l’agence Anadolu, qui cite le Quai d’Orsay, cette rencontre formelle a permis d’anticiper les grandes échéances de l’année 2026. La France, qui assurera alors la présidence du G7, a confirmé que le Brésil y sera directement associé en tant que pays partenaire.
Au-delà de cette échéance institutionnelle, les échanges se sont concentrés sur la gestion des crises internationales. Si la situation au Moyen-Orient a logiquement occupé une part des discussions, les deux ministres ont spécifiquement convenu d’établir une coordination diplomatique étroite concernant les situations politiques au Venezuela et à Cuba.
Sur le plan strictement bilatéral, cette rencontre a été l’occasion d’évaluer l’avancement du partenariat stratégique franco-brésilien. Ce cadre de coopération avait été officiellement renouvelé via un plan d’action signé en mars 2024, lors de la visite d’État du président Luiz Inácio Lula da Silva en France. Dans la continuité de ces engagements, une prochaine visite de Jean-Noël Barrot au Brésil a été actée.
Cette bilatérale s’est déroulée dans le contexte plus large de la première réunion formelle du G7. Les sept économies industrialisées y ont abordé la nécessité d’améliorer la gouvernance mondiale, en insistant sur l’optimisation des opérations de l’Organisation des Nations unies et de l’aide humanitaire. Les discussions multilatérales ont également englobé le conflit en Ukraine et les enjeux de sécurité maritime dans les zones stratégiques mondiales.

