Le Moyen-Orient fait face à une nouvelle crispation diplomatique et militaire. Samedi, le président américain a réactivé un compte à rebours dirigé contre les autorités iraniennes, brandissant la menace de représailles imminentes si une condition stricte n’est pas remplie dans un délai très court.
Selon nos informations, qui s’appuient sur une dépêche de l’agence Anadolu, Donald Trump a déclaré que Téhéran disposait de 48 heures pour répondre aux exigences de Washington. Par le biais de sa plateforme Truth Social, le dirigeant américain a exigé la conclusion d’un accord ou la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz. « Le temps presse, dans 48 heures, l’enfer s’abattra sur eux », a-t-il averti dans sa publication.
Cette nouvelle pression intervient après une brève accalmie dans les tractations. Le 26 mars dernier, Donald Trump avait prolongé le délai des négociations nucléaires avec l’Iran de dix jours. Cette extension avait été décidée après que Téhéran eut envoyé dix pétroliers battant pavillon pakistanais, une initiative alors perçue comme un signe de bonne volonté.
Le nouvel ultimatum s’inscrit dans un contexte régional sous haute tension. L’état d’alerte est maximal depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran, dont le bilan s’établit à ce jour à plus de 1 340 morts. En riposte, les forces iraniennes ont mené des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, ainsi que des bases militaires américaines situées en Jordanie, en Irak et dans les pays du Golfe. C’est dans le cadre de ces représailles que l’Iran avait également restreint la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique désormais au cœur des exigences américaines.

