Trente-trois jours après le début des opérations militaires américano-israéliennes, les positions diplomatiques se figent. Alors que le président américain Donald Trump projette une issue rapide au conflit, les autorités iraniennes maintiennent une ligne stricte concernant les pourparlers, sur fond de bombardements continus au Moyen-Orient.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, Donald Trump a déclaré que Téhéran n’était pas tenu de conclure un accord pour qu’il mette un terme à la guerre. Le président des États-Unis a précisé que le conflit pourrait s’achever d’ici deux à trois semaines. Une perspective qui se heurte au scepticisme de la diplomatie iranienne. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a en effet indiqué n’accorder aucune confiance à d’éventuelles discussions avec Washington.
Sur le terrain, les frappes américano-israéliennes se poursuivent à travers le territoire iranien. Des responsables et des médias locaux précisent que des entreprises pharmaceutiques ainsi que des aciéries situées à Ispahan et Farokhshahr figurent parmi les sites visés, allongeant la liste des infrastructures stratégiques touchées depuis le début de l’offensive.
Les opérations militaires israéliennes maintiennent également leur intensité au Liban. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé que les habitations du sud du pays seraient démolies. Il a par ailleurs affirmé que des centaines de milliers de Libanais actuellement déplacés ne seraient pas autorisés à regagner leurs domiciles.



