Plusieurs partis et mouvements membres de la coalition Diomaye Président ont adressé des courriers au président de l’Assemblée nationale pour dénoncer les propos tenus par le député Cheikh Bara Ndiaye lors de la séance du 11 mars, au cours du débat sur le projet de loi durcissant la répression des relations homosexuelles.
Ces déclarations, jugées outrageantes envers le président Bassirou Diomaye Faye, ont provoqué une vive réaction au sein même de la majorité présidentielle. Parmi les entités ayant réagi figurent le Parti AWALE, le Mouvement pour la Révolution Citoyenne, le Mouvement pour l’Indépendance Mimi2024, l’Organisation Nationale Citoyenne (ONC) ainsi que le Mouvement Patriotique pour le Développement Économique et Social du Sénégal (MPDES).
Tous invoquent l’article 88 du Règlement intérieur et appellent à une sanction exemplaire pour préserver la dignité des institutions républicaines et rappeler l’obligation de décence des députés.
Ces interpellations convergent sur le même point : l’hémicycle ne saurait tolérer des attaques verbales contre le Chef de l’État, même dans le cadre d’un débat politique. Elles soulignent une tension croissante au sein de la coalition, où certains soutiens du président Faye estiment que le respect des institutions prime sur les divergences internes.
Le bureau de l’Assemblée nationale est désormais interpellé pour décider de la suite à donner à ces demandes, dans un contexte où la cohésion de la majorité présidentielle est mise à l’épreuve.



