Une opération de transfert d’envergure a débuté ce jeudi en territoire syrien, impliquant des centaines de combattants et détenus. Ce mouvement stratégique, orchestré par l’armée gouvernementale, s’inscrit dans le cadre d’un accord sous médiation internationale visant à redéfinir le contrôle sécuritaire de certaines zones sensibles du pays.
L’opération concerne le déplacement des membres des YPG/FDS (Unités de protection du peuple / Forces démocratiques syriennes) qui étaient jusqu’alors retenus à la prison d’al-Aktan. Cet établissement pénitentiaire, situé au nord-est du centre-ville de Raqqa, se vide progressivement de ses occupants dans une logique de réaffirmation de l’autorité de l’État.
Une relocalisation vers l’est d’Alep
Selon les informations communiquées par l’agence Anadolu, qui cite des sources militaires relayées par la télévision publique Al Ekhbariya, la destination finale de ce convoi a été fixée à Ayn al-Arab, dans la région orientale d’Alep. Ce transfert inclut à la fois des ressortissants syriens et des étrangers membres du groupe.
Le processus ne se limite pas à un simple déplacement de prisonniers. Les termes de l’accord stipulent que les membres transférés sont autorisés à emporter uniquement des armes légères. L’ensemble de la manœuvre se déroule sous la supervision directe des autorités compétentes, garantissant le respect du protocole établi par la médiation internationale.
Retour de l’autorité étatique à Raqqa
Ce retrait concerne environ 800 membres des YPG/FDS. L’objectif affiché par Damas est double : prévenir toute escalade militaire dans la région et assurer un transfert pacifique des pouvoirs administratifs et sécuritaires. Le ministère de la Défense a confirmé que cette initiative vise à réactiver les institutions gouvernementales et à rétablir l’état de droit.
Conséquence immédiate de ce mouvement, la prison d’al-Aktan, y compris les sections abritant des détenus affiliés à Daech, passe entièrement sous le contrôle des unités de l’armée syrienne et des services de sécurité. Les autorités ont précisé que le traitement des détenus restants se ferait désormais en stricte conformité avec la loi syrienne.

