Face à la presse, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, est sorti de sa réserve pour répondre aux révélations du Financial Times évoquant un emprunt de 650 millions d’euros contracté en 2025 sous forme de TRS pour éviter un défaut de paiement. Une information que le gouvernement sénégalais conteste, en insistant sur la transparence des opérations menées.
Interrogé sur la transparence, le ministre se veut catégorique. Selon lui, les opérations d’emprunt réalisées en 2025, y compris cette levée de fonds en TRS, s’inscrivent pleinement dans le cadre légal fixé par les lois de finances votées par l’Assemblée nationale, notamment la deuxième loi de finances rectificative.
Cheikh Diba rappelle que l’autorisation du ne porte pas sur chaque emprunt pris isolément, mais sur le besoin global de financement de l’État. Celui-ci englobe le déficit budgétaire, le remboursement du principal de la dette ainsi que diverses opérations de trésorerie. Une fois ce besoin validé, l’exécutif dispose d’une marge de manœuvre pour mobiliser les instruments financiers nécessaires à sa couverture.
Dans cette logique, le ministre indique que toutes les levées de fonds opérées sur le marché financier régional entre avril et novembre 2025, pour un montant de 721 milliards de francs CFA, ont été effectuées sur la base d’autorisations préalablement accordées par la représentation nationale.
En filigrane, le gouvernement défend ainsi la légalité de sa stratégie d’endettement et rejette toute idée d’opacité. Une mise au point destinée à rassurer sur la conformité des opérations financières de l’État.


