Au lendemain de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et le Maroc, disputée à Rabat, plusieurs sanctions disciplinaires pourraient être prononcées à l’issue des incidents ayant émaillé la rencontre. Si les Lions du Sénégal s’exposent à des sanctions pour avoir momentanément quitté la pelouse, le Maroc pourrait également être concerné, notamment en raison de l’affaire dite des serviettes et de la gestion des débordements en tribunes.
Au-delà des deux sélections, un autre acteur central est aujourd’hui pointé du doigt : la Confédération africaine de football (CAF).
Dans son émission récapitulative consacrée à la CAN, la chaîne BeIN Sports a diffusé des images inédites de la rencontre, absentes de la réalisation officielle. Ces séquences montrent le déroulement chaotique des événements après le but refusé au Sénégal et le penalty controversé accordé au Maroc.
Selon ces images, alors que les joueurs sénégalais quittent temporairement le terrain et que des affrontements éclatent en tribunes entre supporters sénégalais et stadiers marocains, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala autorise néanmoins l’exécution du penalty par Brahim Diaz, alors même que la situation sécuritaire n’était pas totalement maîtrisée.
Les consultants et journalistes de BeIN Sports ont vivement critiqué cette gestion. « À quel moment on peut laisser tirer un penalty lorsqu’il y a une bagarre générale en tribune ? C’est impossible. Ça ne doit jamais se passer. Ça n’existe pas, même pas en jeu vidéo », a déclaré l’ancien international français Brahim Thiam.
De son côté, le journaliste Hamza Rahmani s’est dit surpris par certaines images : « Sincèrement, je découvre certaines images, mais je suis atterré. La sécurité, c’est le plus important et celle des joueurs a été menacée. Le penalty est frappé alors qu’il y a factuellement plus que les joueurs sur la pelouse. Pour la sécurité de tous, le penalty ne doit jamais être tiré. Heureusement que Brahim Diaz rate ce penalty. Imaginez un instant s’il avait marqué. »
Pour Brahim Thiam, la CAF porte également une part de responsabilité dans le déroulement de cette finale. « Il y a une grosse défaillance parce que l’arbitre ne fait pas son travail. C’est là que les délégués de la CAF doivent intervenir pour amener tous les joueurs dans les vestiaires jusqu’à ce que la situation soit calme en tribune. Mais où est la CAF dans cette finale ? Où est-elle ? Aujourd’hui, on parle de sanctions contre le Sénégal et le Maroc, mais la CAF dans tout ça ? », s’est-il interrogé, appelant à des sanctions contre les membres de l’instance ayant failli dans leur mission.
Une enquête est actuellement en cours afin d’établir les responsabilités dans cette finale marquée par de nombreux incidents. Si le Sénégal et le Maroc sont déjà sous la menace de sanctions, l’arbitrage et le rôle des délégués de la CAF devraient également être examinés dans le cadre de cette procédure.


