Le conflit qui ravage le Soudan depuis près de trois ans continue d’avoir des répercussions dramatiques sur les populations civiles, en particulier les plus jeunes. Alors que les combats font rage entre l’armée régulière et les forces paramilitaires, les organisations humanitaires tentent d’évaluer l’impact létal des violences dans les zones les plus isolées. Une nouvelle communication de l’UNICEF vient de chiffrer le coût humain supporté par les enfants dans les régions occidentales du pays en ce début d’année.
Selon les données rapportées par Anadolu ce vendredi, le mois de janvier 2026 a été marqué par une mortalité infantile directe liée aux affrontements. L’agence des Nations unies pour l’enfance a confirmé la mort d’au moins 20 enfants sur cette période. Ces décès sont concentrés principalement dans les États du Kordofan et du Darfour, deux foyers de tension majeurs situés dans l’ouest du territoire soudanais.
Au-delà de ce bilan macabre, l’agence onusienne met en garde contre une catastrophe humanitaire plus large. Des millions de mineurs se trouvent actuellement privés d’aide vitale et de protection. Le rapport souligne une dégradation critique de la sécurité alimentaire : la famine sévit déjà à El Fasher, dans le Darfour du Nord, ainsi qu’à Kadugli, dans le Kordofan. L’institution précise que près de vingt autres zones sont désormais sous la menace directe d’une situation similaire.
Sur le plan militaire, la fragmentation du pays persiste. Les Forces de soutien rapide (FSR) contrôlent la quasi-totalité des cinq États du Darfour, à l’exception de certains secteurs du Darfour du Nord qui demeurent sous l’autorité de l’armée. Cette dernière conserve la maîtrise de la majeure partie des treize autres États, englobant le sud, le nord, l’est et le centre du pays, y compris la capitale Khartoum. Ce conflit, débuté en avril 2023, continue d’alimenter une crise de déplacement massive à travers la région.

