Le rapatriement de la dépouille du dernier otage israélien détenu dans l’enclave palestinienne marque un tournant décisif dans l’application de l’accord de cessez-le-feu. Alors que cette étape clôture une phase douloureuse du conflit, l’attention des médiateurs internationaux se porte désormais sur la démilitarisation de la zone. Dans ce contexte, l’administration américaine esquisse une proposition spécifique destinée à encourager le dépôt des armes par les membres du mouvement palestinien.
Selon nos informations relayées par Al Jazeera, la question du désarmement du Hamas est désormais liée à une garantie de sécurité pour ses combattants. Un responsable américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a indiqué que le processus de désarmement serait accompagné d’une « sorte d’amnistie » pour les membres du groupe acceptant de rendre les armes. Cette approche vise à débloquer la phase suivante de l’accord conclu en octobre dernier.
L’officiel américain a précisé la position de Washington lors d’un briefing avec la presse : « Nous écoutons beaucoup de leurs gens parler de désarmement. Nous pensons qu’ils vont le faire. S’ils ne désarment pas, alors ils ont violé l’accord. Nous pensons que le désarmement s’accompagne d’une sorte d’amnistie. » Cette déclaration intervient peu après que l’armée israélienne a confirmé l’identification du corps de Ran Gvili, dernier captif figurant sur les listes, signifiant que toutes les personnes retenues ont été rapatriées.
Cette perspective d’amnistie s’inscrit dans le cadre plus large du plan en 20 points de l’administration du président Donald Trump. Ce document stipule qu’une fois tous les captifs rendus, les membres du Hamas qui mettent leurs armes hors service bénéficieraient d’une amnistie, tandis que ceux souhaitant quitter Gaza se verraient offrir un passage sécurisé. Le plan insiste également sur la réouverture du passage frontalier de Rafah avec l’Égypte et la libre circulation de l’aide humanitaire.
De son côté, le Hamas estime avoir rempli « toutes ses obligations de manière claire et responsable » avec le retour des dépouilles. Le groupe palestinien demande désormais à Israël de respecter sa part du contrat « sans déduction ni délai », exigeant notamment le retrait complet de la bande de Gaza et la levée des restrictions sur l’entrée des marchandises. Parallèlement, la diplomatie turque reste active sur le dossier : le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a rencontré des responsables du Hamas à Ankara pour discuter de la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord et des conditions humanitaires.


