C’est une étape décisive dans la gestion des ressources et le développement durable qui se joue ce mercredi 4 février à Cotonou. En collaboration avec des partenaires financiers continentaux majeurs, les autorités béninoises officialisent un changement de paradigme destiné à transformer la structure même de la production nationale, délaissant les vieilles méthodes pour une approche plus résiliente.
Ce basculement stratégique prend la forme du Plan d’action pour l’économie circulaire du Bénin (PAEC). Lancé conjointement par le gouvernement, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA), ce programme doit servir de référentiel pour l’ensemble des politiques publiques à venir. D’après Agence Afrique, l’objectif est d’orienter les réformes et les investissements pour que le pays quitte progressivement le modèle de production linéaire classique au profit de la circularité.
**Un financement ciblé pour une transition verte**
La mise en œuvre de cette feuille de route ne repose pas uniquement sur une volonté politique, mais sur un levier financier précis. Le PAEC est soutenu par le Fonds pour l’économie circulaire en Afrique (ACEF), un fonds fiduciaire administré par la BAD, institution qui multiplie les initiatives structurantes sur le continent. Ce mécanisme vise à intégrer les principes de l’économie circulaire directement dans les plans nationaux de développement.
Concrètement, cette stratégie entend permettre au Bénin d’exploiter de nouvelles opportunités économiques tout en répondant aux impératifs climatiques. Le communiqué de l’institution bancaire précise que le plan doit agir comme un moteur pour la croissance verte et la création d’emplois, conciliant ainsi performance économique et inclusion sociale.
**Une mobilisation multisectorielle**
L’événement de Cotonou rassemble un large éventail d’acteurs nécessaires à la réussite de cette transition. Outre les représentants de l’État, des partenaires techniques, des membres du secteur privé et de la société civile participent à l’élaboration de cette transition. L’ambition affichée est d’optimiser le cycle de vie des ressources pour renforcer la résilience du pays face aux défis environnementaux actuels.


