Un climat sécuritaire particulièrement tendu entoure actuellement plusieurs établissements financiers américains implantés en Europe. À la suite d’alertes récentes dans la capitale française, des dispositifs préventifs sont déployés en urgence pour garantir la protection du personnel.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la banque américaine Citigroup a pris la décision de placer ses salariés basés à Paris, en France, et à Francfort, en Allemagne, en télétravail. Une porte-parole du groupe a précisé que les équipes concernées opèrent désormais à distance à titre de précaution. La direction justifie cette réorganisation en affirmant que la sécurité de ses employés constitue sa priorité absolue.
Cette directive s’inscrit dans une série d’événements visant directement des intérêts américains. Dans la nuit du 1er au 2 avril, le siège parisien de Goldman Sachs a été placé sous surveillance policière. L’établissement avait été la cible de menaces d’attaque à l’explosif attribuées à un groupe décrit comme iranien. Face à cette situation, les équipes de la banque dans la capitale française ont également été autorisées à travailler depuis leur domicile.
L’escalade des mesures de sécurité fait suite à une tentative d’attentat déjouée quelques jours plus tôt contre les locaux de Bank of America, situés dans le 8e arrondissement de Paris. Les autorités françaises évoquent la possible implication du groupe « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya », soupçonné d’entretenir des liens avec l’Iran. En réponse à ces menaces ciblées, la vigilance a été renforcée par les autorités autour de plusieurs sites jugés sensibles.


