La dégradation rapide de la situation sécuritaire au Moyen-Orient pousse les chancelleries occidentales à réévaluer leur posture dans la région. Alors que le conflit régional entre dans sa deuxième semaine, le ministère français des Affaires étrangères a diffusé ce dimanche de nouvelles consignes spécifiques à l’attention de ses citoyens se trouvant sur le territoire irakien.
La directive de la diplomatie française est sans équivoque : il est demandé aux ressortissants français de quitter l’Irak. Sur son site internet, le ministère précise que les personnes concernées doivent impérativement se signaler auprès des autorités diplomatiques françaises présentes dans le pays avant d’entamer leur départ. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cette mesure d’évacuation s’accompagne d’un rappel déconseillant formellement tout nouveau voyage vers l’Irak, une restriction qui avait déjà été mise en place la semaine précédente.
Cette mise à jour des recommandations intervient au lendemain d’incidents sécuritaires majeurs dans le nord du pays. Samedi soir, des frappes ont ciblé les environs de l’aéroport d’Erbil. L’attaque a causé la mort d’un membre des forces de sécurité et fait un blessé, tandis que de fortes explosions ont continué à retentir tard dans la nuit.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte d’escalade militaire à l’échelle régionale. Depuis le 28 février, les frappes menées par les forces américaines et israéliennes contre l’Iran ont fait plus de 1 200 morts, parmi lesquels l’ayatollah Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables militaires, ainsi que plus de 10 000 blessés, selon les bilans officiels iraniens. En réponse à ces attaques, Téhéran a déclenché une série de représailles par drones et missiles, ciblant à la fois le territoire israélien et certains pays du Golfe qui abritent des bases militaires américaines.

