L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a rendu ses conclusions à la suite des frappes aériennes américaines et israéliennes menées vendredi en Iran. L’évaluation de l’instance s’est concentrée sur l’état des infrastructures stratégiques ciblées lors de cette opération.
Dimanche, l’AIEA a confirmé que l’usine de production d’eau lourde de Khondab a subi des « dommages graves ». Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’installation n’est actuellement « plus opérationnelle ». Cette conclusion s’appuie sur une analyse indépendante d’images satellitaires couplée à la connaissance technique de l’infrastructure par les experts de l’agence. Dans une communication diffusée sur la plateforme X, l’AIEA a également tenu à préciser que le site ne renfermait aucun matériau nucléaire déclaré au moment de l’attaque.
Cet événement s’inscrit dans un contexte de haute tension régionale. Le Moyen-Orient se trouve en état d’alerte maximale depuis le déclenchement, le 28 février dernier, d’une vaste offensive aérienne conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. À ce jour, cette campagne militaire a causé la mort de plus de 1 340 personnes, parmi lesquelles figure l’ancien Guide suprême iranien Ali Khamenei.
Face à ces opérations, la riposte de Téhéran s’est traduite par des tirs de drones et de missiles. Ces frappes ont visé le territoire israélien ainsi que plusieurs pays abritant des installations militaires américaines, notamment la Jordanie, l’Irak et certains États du Golfe.

