La présence militaire française au Moyen-Orient vient d’être endeuillée par une frappe de drone. Alors que l’évacuation médicale des survivants s’organise, les autorités politiques et militaires françaises précisent la prise en charge des victimes et la direction que prendra leur mission sur le terrain.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministère français des Armées a confirmé ce samedi le retour sur le territoire national de six militaires blessés. Ces derniers ont été touchés le jeudi 12 mars lors d’une attaque survenue en Irak. Pris en charge dans un premier temps au sein d’une structure médicale à Erbil, ils poursuivent actuellement leurs traitements post-opératoires sous l’égide du service de santé des armées en France. Le niveau de gravité de leurs blessures n’a pas fait l’objet d’une communication détaillée à ce stade.
Cette attaque a également coûté la vie à l’adjudant-chef Arnaud Frion. Le rapatriement du corps de ce père de famille est prévu dans les prochains jours. Intervenant sur la chaîne d’information BFMTV, le général Jérôme Pellistrandi a indiqué que l’organisation d’un hommage national était en réflexion, soulignant l’importance d’un tel moment pour la cohésion du pays face à cette perte.
Au sommet de l’État, le président Emmanuel Macron a publiquement exprimé l’affection et la solidarité de la Nation envers les proches du militaire tombé en Irak. Au-delà de cet hommage, le chef de l’État a clarifié la posture stratégique de Paris. À la suite d’un échange avec Mohamed Chia al-Soudani, le Premier ministre irakien, Emmanuel Macron a annoncé que la France maintiendrait ses efforts dans le pays dans une optique de désescalade régionale.
Il a par ailleurs salué le renforcement des mesures de protection allouées aux forces françaises déployées dans cette zone, où la diplomatie française maintient des consultations régulières avec ses partenaires pour tenter d’endiguer les tensions au Moyen-Orient.

