Alors que le mois sacré du Ramadan débute pour une communauté estimée à près de 1,9 milliard de fidèles à travers le monde, le Secrétaire général des Nations Unies a tenu à marquer l’événement par une allocution officielle. Dans une vidéo diffusée ce lundi, Antonio Guterres a dressé un constat lucide sur l’état du monde, appelant à un sursaut collectif tout en confirmant le maintien d’une initiative personnelle qu’il renouvelle chaque année.
**Un appel à « combler les divisions »**
L’intervention du chef de l’ONU, relayée par Anadolu, place ce mois de jeûne sous le signe de la réconciliation et de la dignité humaine. Antonio Guterres a exhorté la communauté internationale à œuvrer pour « combler les divisions » et à « préserver les droits et la dignité de chacun ». Pour le diplomate portugais, cette période doit représenter une « noble vision d’espoir et de paix ».
Cependant, le Secrétaire général a souligné le décalage brutal entre cet idéal et la réalité vécue par « trop de membres de la famille humaine ». Il a pointé du doigt les « horreurs des conflits, de la faim, des déplacements et de la discrimination » qui persistent dans plusieurs régions, rendant cette vision de paix lointaine pour des millions de personnes.
**Quatre crises majeures citées nommément**
Au-delà des vœux pieux, le discours a pris une tournure politique et humanitaire précise. Antonio Guterres a explicitement demandé d’apporter « aide et espoir à ceux qui souffrent » en citant quatre foyers de tension majeurs qui nécessitent une attention immédiate : l’Afghanistan, le Yémen, la bande de Gaza et le Soudan. Cette prise de parole s’inscrit dans la continuité des efforts de l’ONU pour obtenir des cessez-le-feu durables et un accès humanitaire sécurisé dans ces zones.
**Une tradition de solidarité renouvelée**
Pour conclure son message, le patron des Nations Unies a révélé qu’il ne se contenterait pas de mots. Il a annoncé qu’il effectuerait, comme chaque année, une « visite de solidarité auprès d’une communauté musulmane ». Durant cette visite, Antonio Guterres observera le jeûne aux côtés des fidèles, une pratique dont il affirme retirer « un esprit de paix et de compassion ».

