Lors de l’examen du projet de loi visant à durcir la répression des actes contre nature, le député Alioune Ndao a plaidé pour leur exclusion du champ d’application de la grâce présidentielle.
Prenant la parole ce mercredi 11 mars à l’Assemblée nationale, l’ancien procureur estime qu’il est nécessaire d’écarter clairement ces faits du pouvoir de grâce afin d’éviter que les condamnations prononcées par les juridictions ne soient rapidement annulées par une décision présidentielle. À l’en croire, une telle situation viderait les jugements rendus dans ces affaires de leur portée.
« Il faut tout faire pour exclure les actes contre nature du champ d’application de la grâce présidentielle. Parce que sinon, tous les jugements rendus dans ces dossiers peuvent être graciés le lendemain », a-t-il déclaré, suscitant les applaudissements de plusieurs de ses collègues députés.



