Le Sénégal va célébrer, le 24 mars prochain, le premier anniversaire du lancement du New Deal technologique, une initiative gouvernementale visant à accélérer la transformation numérique du pays par les infrastructures et les plateformes digitales, renseigne l’APS qui cite le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique.
Selon un document reçu dudit département ministériel, ce programme lancé avec l’ambition de faire du Sénégal ‘’une société numérique et une économie de services à forte valeur ajoutée’’ repose essentiellement sur trois axes majeurs : la digitalisation des services publics, le développement de l’économie numérique et le positionnement du pays comme un leader africain du numérique.
L’un de ses objectifs et de moderniser l’administration et d’améliorer les services offerts aux citoyens.
Selon le ministère, une année après son lancement, le New Deal technologique a permis de renforcer ‘’les fondations d’une infrastructure publique numérique robuste et souveraine, considérée comme un levier majeur de modernisation de l’État et de transformation de l’action publique’’.
Dans cette perspective, indique le département de la Communication, des Télécommunications et du Numérique -t-on, ‘’la bande passante Internet des administrations publiques est passée de 600 mégabits à 20 gigabits, soit une multiplication par plus de trente, afin de permettre aux services de l’État de fonctionner avec des capacités numériques nettement renforcées’’.
Le ministère annonce également que 51 nouveaux bâtiments gouvernementaux ont été interconnectés depuis 2024.
Les finances publiques et la protection sociale ciblées en priorité
Les infrastructures techniques de la société nationale Sénégal Numérique SA ont également fait l’objet d’audits et de renforcements en vue d’un bon hébergement des applications critiques de l’administration, a assuré le département de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, lors d’une réunion préparatoire de la célébration du premier anniversaire du New Deal technologique.
La célébration de cet anniversaire aura lieu le 24 mars au CICAD de Diamniadio en présence de plusieurs acteurs de l’écosystème numérique.
Dans le but de mettre fin au fonctionnement en silos des administrations, le gouvernement a déployé e-Jokko, une ‘’plateforme nationale d’interopérabilité permettant le partage sécurisé et en temps réel des données, entre les ministères et les [autres] institutions’’.
Ce système repose sur le principe dit Once Only, selon lequel un citoyen ne fournit une information administrative qu’une seule fois. L’information est ensuite partagée par les services concernés.
Le ministère informe annonce, par ailleurs, que les premiers usages en matière de digitalisation concernent notamment les finances publiques, avec l’interconnexion entre la direction générale des impôts et des domaines et la direction générale des douanes.
Il en est de même du secteur de la protection sociale, grâce au partage de données entre la délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, le secrétariat exécutif du Conseil national de la sécurité sanitaire universelle et l’Agence de la couverture maladie universelle, selon la même source.
Elle ajoute que la transformation numérique concerne également les transactions financières publiques.
Le document fait allusion à la mise en place de la plateforme e-paiement du Trésor, qui a été consolidée pour permettre aux usagers de payer, à l’aide de leur téléphone, leurs impôts, les amendes ou les frais administratifs dans un système unifié et sécurisé.
Un guichet unique pour les démarches administratives
Dans l’administration, la gestion digitalisée du courrier gouvernemental est désormais opérationnelle, souligne le ministère.
Déployée dans 25 ministères, la plateforme facilite le suivi et l’archivage en temps réel des correspondances administratives. Elle contribue ainsi à l’amélioration de la traçabilité et à l’efficacité du travail des agents publics, selon le document.
Le gouvernement a également mis en service e-Sénégal, un guichet unique numérique permettant aux citoyens et aux entreprises d’accéder à plusieurs démarches administratives : la demande de casier judiciaire ou de certificat de nationalité, ou encore la prise de rendez-vous administratifs.
Pour les Sénégalais de l’étranger, la plateforme e-Consulat offre désormais la possibilité d’effectuer à distance des démarches comme les demandes de passeport, de carte consulaire ou d’actes d’état civil, avec des paiements en ligne sécurisés, selon le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique.
Dans le domaine de la mobilité internationale, le système e-Visa permet aux ressortissants étrangers de demander, de payer et de recevoir leur visa entièrement en ligne, une procédure dématérialisée et accessible depuis n’importe quel pays, a expliqué le département ministériel lors de la réunion présidée par le directeur de la communication, Habibou Dia.
À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse de 2026, les autorités estiment que ces avancées vont contribuer à ‘’positionner le Sénégal comme une destination ouverte, moderne et connectée, tout en renforçant l’ambition de faire du pays un hub numérique en Afrique’’.
Avec APS
Un partenariat entre le Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT) et la Maison de la Presse Babacar Touré (MPBT) se profile à l’horizon, avec pour ambition de renforcer les compétences des journalistes et des acteurs des médias au Sénégal.
Les premières bases de cette collaboration ont été jetées à l’occasion d’une rencontre tenue lundi entre les responsables des deux institutions. Le directeur général de la MPBT, Sambou Biyagui, accompagné de son équipe, a été reçu par son homologue du 3FPT, Babo Amadou Ba, pour des échanges axés sur les perspectives de coopération.
Dans un contexte marqué par la transformation numérique, la montée de la désinformation et les mutations des modèles économiques des entreprises de presse, les professionnels des médias font face à de nouveaux défis. Ces évolutions imposent désormais des formations continues, adaptées et spécialisées afin de maintenir la qualité et la crédibilité de l’information.
Le 3FPT, à travers ses mécanismes de financement, joue un rôle clé dans le développement des compétences professionnelles, tandis que la Maison de la Presse Babacar Touré s’affirme comme un cadre de référence pour la formation, l’échange et la professionnalisation des acteurs des médias.
À travers ce partenariat en gestation, les deux structures entendent mutualiser leurs efforts pour accompagner la montée en compétences des journalistes et soutenir l’adaptation du secteur médiatique sénégalais aux exigences du paysage informationnel moderne.
Dans un contexte marqué par la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, le ministre de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a insisté sur la nécessité de renforcer la compréhension du cadre juridique encadrant l’économie sociale et solidaire (ESS). Il s’exprimait à l’occasion de l’atelier de partage de la loi d’orientation n°2021-28 du 15 juin 2021, organisée pour favoriser son appropriation par les acteurs du secteur.
Au cœur de son intervention, le ministre a rappelé le rôle stratégique accordé à la microfinance dans le référentiel des politiques publiques, notamment à travers l’objectif de développement du financement domestique et des mécanismes innovants. Selon lui, cette orientation vise à approfondir le système financier national et à en faire un levier de croissance économique durable.
Dans le même élan, Alioune Dione a souligné que la promotion de l’économie sociale et solidaire constitue un pilier essentiel pour renforcer l’inclusion économique, sociale et financière. Il a ainsi mis en avant l’importance de développer des produits et services adaptés, tout en renforçant les actions d’information et de sensibilisation à destination des acteurs.
Un cadre juridique à mieux maîtriser
L’économie sociale et solidaire regroupe, selon le ministre, un ensemble d’activités économiques centrées sur la personne humaine, portées par des coopératives, des mutuelles, des associations, des entreprises sociales ou encore des acteurs du secteur informel. Dans cette dynamique, l’existence d’un cadre légal, notamment la loi d’orientation de 2021 et son décret d’application, constitue un levier déterminant pour structurer et professionnaliser le secteur.
Toutefois, il a reconnu que la maîtrise de ce dispositif reste un défi pour de nombreux acteurs. D’où la pertinence de cet atelier initié par le Fonds d’Impulsion de la Microfinance (FIMF) en collaboration avec la Direction de la Promotion de l’Économie sociale et solidaire (DPESS), visant à renforcer les capacités et l’appropriation de la loi.
La microfinance au service de l’ESS
Insistant sur la complémentarité entre les deux sous-secteurs, le ministre a affirmé que la microfinance doit désormais être mise au service de l’économie sociale et solidaire, considérée comme une véritable niche de création d’emplois. L’objectif est de mieux articuler les mécanismes de financement avec les initiatives à forte portée sociale et communautaire.
Il a également rappelé que l’ESS repose sur trois dimensions fondamentales : la production solidaire, la mutualisation et l’économie sociale et environnementale. Une combinaison qui intègre les enjeux économiques, sociaux et environnementaux, tout en promouvant une lucrativité limitée et une approche fondée sur la solidarité.
Un appel à l’engagement collectif
Pour Alioune Dione, s’approprier le cadre légal de l’économie sociale et solidaire dépasse la simple connaissance des textes. Il s’agit avant tout de comprendre et d’incarner les valeurs qui le sous-tendent, notamment la solidarité, la responsabilité collective et l’innovation sociale.
« Ce cadre nous donne des repères, mais c’est notre engagement qui lui donnera toute sa force », a-t-il déclaré, appelant les acteurs à faire de cette loi un véritable levier d’action au service des communautés.
Le ministre a insisté sur la portée de la transformation de l’économie sociale et solidaire, qu’il considère non seulement comme une alternative économique, mais comme une nouvelle manière de penser le développement, centrée sur l’humain et le bien commun.
La ville sainte de Touba s’apprête à vivre un moment important de son histoire religieuse. La pose de la première pierre des travaux de rénovation et d’embellissement de la Grande Mosquée de Touba est prévue le jeudi 19 mars 2026 sous la haute autorité du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.
L’annonce a été faite par le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Ibn Serigne Abdou Khadr, lors d’une déclaration officielle. Cet événement marque le démarrage concret d’un projet d’envergure visant à magnifier l’un des lieux de culte les plus emblématiques du Sénégal et du monde musulman.
Porté par le Khalife général des mourides, ce programme ambitionne de conjuguer tradition et modernité à travers une nouvelle maquette qui prévoit l’extension, la rénovation et la modernisation de l’édifice, tout en préservant son caractère spirituel et historique. L’objectif est de sublimer ce symbole majeur du mouridisme, qui accueille chaque année des millions de fidèles.
Dans cette dynamique, Serigne Mountakha Mbacké avait appelé les disciples et bienfaiteurs à soutenir financièrement le projet. Cet appel a trouvé un écho favorable auprès de nombreux fidèles, hommes d’affaires et personnalités qui ont déjà manifesté leur engagement à accompagner les travaux.
Parmi les contributions marquantes figure celle du Khalife général des tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, qui a apporté un soutien financier pour accompagner la réalisation de ce chantier d’envergure, témoignant ainsi d’un élan de solidarité interconfrérique autour de ce projet religieux majeur.
La Grande Mosquée de Touba est aujourd’hui l’un des plus grands édifices religieux d’Afrique. Sa construction remonte à une vision du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba. En 1926, il affirmait déjà : « Rien en ce monde ne m’intéresse comme la construction de cette mosquée ».
La réalisation du projet fut portée avec détermination par son fils et premier successeur, Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké. Après avoir obtenu de l’administration coloniale un bail portant sur 400 hectares, celui-ci parvint à poser la première pierre de la mosquée le 4 mars 1932, marquant ainsi le démarrage effectif des travaux.
La construction de cet édifice avait été annoncée bien avant, dès 1306 de l’Hégire (1888), année de la fondation de Touba. Dans son célèbre poème Matlabul Fawzayni, Cheikh Ahmadou Bamba formulait déjà des prières pour ceux qui participeraient à l’édification de cette cité bénie.
Des témoignages rapportés par le deuxième Khalife des mourides, Serigne Fallilou Mbacké, évoquent également la dimension spirituelle attachée à la construction de la mosquée. Selon lui, le Cheikh aurait déclaré que cette œuvre devait être réalisée par ses disciples afin qu’ils bénéficient des grâces liées à son édification.
Près d’un siècle après le début de sa construction, la Grande Mosquée de Touba s’apprête ainsi à entamer une nouvelle étape de son histoire. Avec ce projet de rénovation et d’embellissement, l’édifice emblématique du mouridisme se projette dans l’avenir tout en restant fidèle à l’héritage spirituel de son fondateur.
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Battues 56-47 dimanche par Porto Rico, les Lionnes défient l’Italie ce mardi pour leur dernier match des qualifications. Une rencontre qui s’annonce compliquée pour Yacine Diop et ses coéquipières.
En effet, face à une puissante équipe italienne, qui a remporté trois de ses quatre matchs, les Lionnes sont condamnées à l’exploit.
Pour se qualifier, l’équation est complexe : il faudra soit réussir l’exploit de battre l’Italie, soit espérer une défaite de Porto Rico face à la Nouvelle-Zélande.
Même si tout reste possible en basketball, cette mission s’annonce très difficile pour les joueuses sénégalaises.
Le Sénégal a décliné les offres prestigieuses de l’Argentine et de l’Espagne pour un match amical prévu le 31 mars, préférant honorer son engagement auprès de la Gambie. « Les Argentins, champions du monde en titre, voulaient venir au Sénégal défier les Lions au Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio le 31 mars prochain, tandis que l’Espagne, championne d’Europe, envoyait une invitation pour une rencontre au Stade de France », confie SourceA.
Selon les informations recueillies à l’issue de la réunion du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (Comex), tenue ce lundi, cette même logique a conduit le président du football sénégalais, Abdoulaye Fall, à ne pas donner suite à l’offre espagnole.
L’instance privilégie ainsi la diplomatie de bon voisinage : « Pour des raisons de loyauté et de diplomatie, l’instance sénégalaise, à travers la voix de son président, a jugé nécessaire de maintenir le match face aux Scorpions de la Gambie. Le Sénégal et la Gambie entretiennent des relations diplomatiques et amicales qui remontent à longtemps. Deux pays qui partagent presque la même histoire et les mêmes cultures. Pour Abdoulaye Fall, il est essentiel de préserver cette cohésion », conclut la même source.
Le maire de la Ville de Dakar, Abass Fall, et le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (Cojoj), Mamadou Diagna Ndiaye, ont signé, hier, une convention de partenariat. L’occasion a été saisie par le maire Abass Fall pour affirmer que la capitale sénégalaise sera prête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026.
« Monsieur le président du Cojoj, vous pouvez dès à présent rassurer les partenaires des Jeux, tels que le Comité international olympique (Cio), la communauté internationale et le continent africain. La ville de Dakar sera prête, » a-t-il déclaré, propos rapportés par l’Agence de presse sénégalaise. Le maire Abass Fall a également indiqué que cet événement mondial laissera à la ville « un héritage durable », tant en termes d’infrastructures que de visibilité.
La lutte contre le trafic de drogue a connu un nouveau coup de filet dans le sud du pays. Le dimanche 15 mars 2026, la Brigade régionale des stupéfiants de Sédhiou, relevant de l’OCRTIS, a procédé à la saisie de 179 kg de chanvre indien, dans le cadre d’une opération ciblant un réseau actif entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.
L’intervention fait suite à un renseignement faisant état de l’utilisation de vélos pour le transport de la drogue, une méthode discrète visant à échapper à la surveillance des forces de sécurité. Un premier suspect a été interpellé dans la zone de Kamoya. Toutefois, ce dernier a réussi à alerter ses complices, qui ont pris la fuite.
Malgré cette tentative d’évasion, les agents ont pu récupérer trois vélos supplémentaires abandonnés avec leurs cargaisons, composées de deux sacs contenant 30 kg de chanvre indien conditionné en briques, ainsi que quatre autres sacs totalisant 149 kg.
Lors de son audition, le suspect arrêté a reconnu agir en qualité de convoyeur pour le compte d’un commanditaire, moyennant une rémunération de 150 000 FCFA par livraison. Il a été placé en garde à vue pour association de malfaiteurs et trafic international de drogue, tandis que les investigations se poursuivent pour démanteler l’ensemble du réseau.
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