La réponse cinglante de Gustavo Petro aux accusations de l’administration Trump
Le président colombien Gustavo Petro a fermement rejeté les allégations de l’administration américaine, notamment celles du président Donald Trump et du secrétaire d’État Marco Rubio, concernant la coopération antidrogue. Dans une déclaration officielle, le chef de l’État a réaffirmé l’autorité constitutionnelle de la Colombie et mis en garde contre toute ingérence étrangère, quelques jours après l’opération américaine menée au Venezuela.
Face aux critiques remettant en cause la collaboration de Bogota, Gustavo Petro a invité Marco Rubio à consulter la Constitution colombienne, qualifiant ses informations de « totalement erronées ». Selon l’agence Anadolu, le président a utilisé le réseau social X pour dénoncer ce qu’il perçoit comme une manœuvre politique visant à briser les relations diplomatiques bilatérales. Une telle rupture, a-t-il averti, risquerait de provoquer une explosion du trafic mondial de cocaïne plutôt que de le contenir.
Cette montée de tension survient dans un contexte régional particulièrement instable, marqué par le récent raid américain au Venezuela ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro. Une opération militaire d’envergure qui continue de susciter de vives réactions sur la scène internationale. De son côté, le président colombien a révélé avoir ordonné la destitution de plusieurs colonels du renseignement policier, accusés d’avoir fourni de fausses informations contre l’État, mettant en garde Washington contre le risque de se baser sur des « erreurs de jugement ».
Défendant son bilan, le chef de l’État a mis en avant une stratégie qu’il décrit comme ayant permis la plus importante saisie de cocaïne de l’histoire du pays et le lancement d’un programme de substitution de cultures sur 30 000 hectares. Il a souligné la reprise de contrôle de zones stratégiques comme Plateado, surnommée « la Wall Street de la cocaïne », tout en insistant sur le respect du droit international humanitaire. Gustavo Petro a averti que des bombardements indiscriminés contre des groupes armés, qui recrutent des mineurs, risqueraient de tuer de nombreux enfants et de provoquer un soulèvement paysan.
Dans une rhétorique de défense de la souveraineté nationale, le président a prévenu que toute tentative d’arrestation à son encontre déclencherait la « fureur populaire ». Bien qu’ayant juré de ne plus toucher une arme après le pacte de paix de 1989, l’ancien membre du M-19 a affirmé qu’il serait prêt à reprendre le combat pour défendre la patrie si nécessaire. « Je ne suis ni illégitime, ni un narcotrafiquant », a-t-il martelé, réaffirmant la transparence de ses finances et son statut de commandant suprême des forces armées.
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« Aïda Samb est décédée, mais l’autre est dans le coma et… »
Quatre ressortissants sénégalais, tous étudiants au Maroc, ont été victimes d’un grave accident de la circulation samedi dernier à Kénitra, alors qu’ils se rendaient à Tanger pour assister à une rencontre de l’équipe nationale du Sénégal. Le drame a coûté la vie à une jeune étudiante, tandis que trois autres personnes ont été blessées, dont une grièvement.
Selon les informations recueillies sur place, le groupe avait loué un véhicule pour effectuer le déplacement entre leur lieu de résidence et la ville de Tanger, où se disputait un match impliquant la sélection sénégalaise. L’accident est survenu à la sortie de la tour de Kénitra, sur un axe routier fréquenté. Les circonstances exactes du choc font l’objet d’une enquête ouverte par les autorités marocaines compétentes.
La victime décédée a été identifiée comme Aïda Samb, étudiante sénégalaise installée au Maroc. Les trois autres occupants du véhicule ont été évacués vers une structure hospitalière de la région pour y recevoir des soins.
Un bilan humain lourd et des blessés hospitalisés
Parmi les blessés figure Mamadou Thioub, qui conduisait le véhicule au moment de l’accident. Il souffre d’une fracture au bras. Gora Gueye a été grièvement touché, tandis que Fatou Keita Ouattara se trouve dans un état critique. Cette dernière est actuellement hospitalisée et maintenue dans le coma, selon les informations communiquées par les autorités sénégalaises présentes sur place.
Le corps d’Aïda Samb a été transféré à la morgue de Kénitra. Une autopsie doit être pratiquée dans le cadre de la procédure judiciaire en cours, avant que les démarches nécessaires à son rapatriement au Sénégal ne soient engagées en vue de son inhumation.
Les services diplomatiques sénégalais ont été officiellement informés de l’accident peu après les faits. La communauté sénégalaise résidant dans la région s’est également mobilisée pour accompagner les victimes et leurs familles.
Mobilisation des autorités sénégalaises et réactions officielles
Alertées, les autorités sénégalaises au Maroc se sont rendues sur les lieux et dans les établissements de santé concernés. Le délégué régional de l’Association des Sénégalais résidents au Maroc (ASRM) à Kénitra, Babacar Guèye, a confirmé l’implication directe de la représentation diplomatique sénégalaise dans le suivi du dossier.
L’ambassadrice du Sénégal au Maroc, Seynabou Dial, s’est déplacée à Kénitra afin d’évaluer la situation et de s’assurer de la prise en charge médicale des blessés. Elle a confirmé qu’il s’agissait de « quatre jeunes supporters, deux garçons et deux filles », qui se rendaient à Tanger pour soutenir l’équipe nationale. Elle a également indiqué que les trois blessés étaient suivis par le personnel médical et bénéficiaient des soins nécessaires.
Dans une déclaration officielle, l’ambassadrice a présenté les condoléances de l’État sénégalais à la famille de la victime décédée et assuré que les autorités sénégalaises, en coordination avec leurs homologues marocaines, suivaient de près l’évolution de la situation, tant sur le plan médical que judiciaire.
Au Sénégal, plusieurs réactions institutionnelles ont été enregistrées. La ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diene Gaye, a publié un message exprimant sa tristesse et sa solidarité à l’endroit de la famille endeuillée. De son côté, la Fédération sénégalaise de football a également réagi par voie de communiqué, faisant part de sa douleur à la suite de ce drame survenu en marge d’un déplacement de supporters.
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« Le rêve sénégalais est en train de s’effondrer »
Invité de l’émission Objection ce 4 janvier 2026, sur Sud Fm, l’historien et professeur à Columbia University, Mamadou Diouf, a livré une analyse sévère mais lucide de la situation politique et sociale du Sénégal, dans un contexte marqué par les attentes de rupture et les tensions persistantes autour de l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais.
Pour l’universitaire, la plus grande déception est avant tout citoyenne. « Probablement la plus grande déception que j’ai comme citoyen sénégalais, c’est que nous étions arrivés à sortir de moments extraordinairement difficiles, d’une crise marquée par des morts, grâce à la capacité des Sénégalais à négocier et à se mobiliser. »
Cette mobilisation, rappelle-t-il, a été décisive dans la chute de l’ancien régime. « Le régime a été défait par les Sénégalais eux-mêmes, en particulier par les jeunes. Et pour une large majorité, ce moment représentait un nouveau départ. »
Selon Mamadou Diouf, ce tournant historique portait un souffle nouveau, une promesse collective :
« Il y avait l’idée que ce souffle allait transformer le pays, que les Sénégalais accepteraient des sacrifices pour engager la bataille de la souveraineté, de l’indépendance réelle. »
Mais aujourd’hui, ce rêve semble se fissurer. « Ce qui est terrible, ce n’est pas de savoir si cette bataille (Sonko et Diomaye) est réelle ou non. Ce qui m’importe, c’est que ce rêve est en train de s’effondrer. »
En cause, selon lui, des conflits de personnes qui détournent l’essentiel.
« Nous assistons à des batailles d’individus qui n’ont absolument aucune raison d’être dans le Sénégal d’aujourd’hui, un Sénégal qui annonçait pourtant une promesse nouvelle. »
L’historien élargit son propos au-delà des frontières nationales :
« Ce nouveau rêve ne concernait pas seulement le Sénégal, mais toute l’Afrique; la capacité des Africains à se prendre en charge, à faire face aux problèmes et à réfléchir ensemble sur leur devenir. »
Or, regrette-t-il, cette ambition collective se réduit dangereusement. « Tout cela est en train d’être détruit par de petites batailles de personnes, par des intérêts individuels. Et c’est extrêmement dommage. »
Pour Mamadou Diouf, l’enjeu est clair, ne pas laisser se refermer, dans la confusion et les querelles, ce long combat mené par le peuple sénégalais.
« L’extraordinaire lutte que les Sénégalais ont menée pendant des années pour défaire l’ancien régime est en train de se terminer de manière incompréhensible. »
Une question demeure alors, lancée comme un appel à la réflexion collective : comment en est-on arrivé là, et comment relever le défi de la rupture sans trahir l’espoir né de ce moment historique ?
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Voici les 59 enseignants-chercheurs recrutés « clandestinement » par la Guinée
Le débat sur le recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais par la République de Guinée a franchi un nouveau cap avec la mise en circulation d’une liste nominative des universitaires concernés. Selon les informations disponibles, 59 enseignants en exercice dans les universités publiques sénégalaises figurent parmi les candidats retenus par les autorités guinéennes pour la session de recrutement 2025.
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« Totalement inacceptable », la réplique cinglante du Premier ministre Nielsen aux « fantasmes » de Trump
Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a vivement réagi ce lundi aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a récemment affirmé que les États-Unis auraient « besoin » de ce territoire autonome. Qualifiant cette posture de « totalement inacceptable » et d’« irrespectueuse », le chef du gouvernement groenlandais a rejeté toute idée d’annexion, soutenu fermement par le Danemark et ses voisins nordiques.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Jens-Frederik Nielsen a tenu à clarifier la position de son pays face aux convoitises de Washington. « La rhétorique actuelle et répétée des États-Unis est totalement inacceptable. Lorsque le président américain parle de “nécessiter le Groenland” et nous associe au Venezuela et à une intervention militaire, ce n’est pas seulement faux. C’est irrespectueux », a-t-il martelé. Cette référence explicite aux tensions sud-américaines intervient dans un contexte international particulier, marqué par de récentes opérations américaines, comme le raid au Venezuela ayant visé Nicolas Maduro, un événement qui semble peser sur les perceptions diplomatiques actuelles.
Le dirigeant groenlandais a rappelé que son territoire, bien que membre de l’OTAN et conscient de sa position stratégique, refuse d’être traité comme un simple pion géopolitique. « Notre pays n’est pas un objet de la rhétorique des grandes puissances. Nous sommes un peuple. Un pays. Une démocratie », a insisté M. Nielsen, exigeant une relation fondée sur le respect mutuel entre « amis proches et loyaux ». Il a par ailleurs précisé que si le Groenland reste ouvert au dialogue, celui-ci doit impérativement passer par les canaux officiels et respecter le droit international, loin des « publications aléatoires » sur les plateformes numériques.
La réaction de Copenhague ne s’est pas fait attendre. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a apporté un soutien sans équivoque à Nuuk, appelant l’administration Trump à « cesser les menaces » contre un allié historique. « Il est totalement dénué de sens de dire qu’il serait nécessaire pour les États-Unis de prendre le contrôle du Groenland », a-t-elle déclaré, soulignant l’absence de toute base légale pour une telle démarche. Cette position a été relayée par une vague de solidarité à travers l’Europe du Nord, les dirigeants de Suède, de Norvège, de Finlande et d’Islande affirmant unanimement que « rien sur le Groenland ne peut se faire sans le Groenland ».
De son côté, le président Donald Trump a justifié sa position dimanche en invoquant des impératifs de sécurité nationale. Il a mis en avant la présence accrue de la Russie et de la Chine dans cette région arctique stratégique pour légitimer l’intérêt américain, estimant qu’un contrôle par les États-Unis servirait les intérêts occidentaux au sens large.
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De nouvelles têtes vont tomber à l’APROSI et à la chambre de commerce de Ziguinchor
Les audits déclenchés par le ministère du Commerce et de l’Industrie à l’Agence pour la promotion des sites industriels (Aprosi) et à la Chambre de commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Ziguinchor ont mis en évidence de graves manquements dans la gestion financière de ces structures. Ces opérations de contrôle ont été engagées à la suite d’accusations de malversations portées contre leurs responsables respectifs.
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Le système de santé sous tension face à une grève historique des médecins libéraux
En France, le secteur de la santé traverse une zone de turbulences majeure avec le lancement, ce lundi 5 janvier, d’une grève des médecins libéraux prévue pour durer jusqu’au 15 janvier. Ce mouvement de contestation, qui entraîne la fermeture de nombreux cabinets et l’arrêt des blocs opératoires dans certaines cliniques privées, vise à s’opposer aux nouvelles orientations budgétaires de la Sécurité sociale pour 2026.
L’ampleur de la mobilisation s’annonce particulièrement forte sur l’ensemble du territoire français. Selon les données relayées par l’agence Anadolu, ce mouvement social pourrait être l’un des plus suivis de ces dernières années. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) estime que le taux de participation devrait excéder les 85 % parmi ses adhérents. Dès les premières heures de la grève, plus de 15 000 praticiens s’étaient déjà inscrits sur la plateforme de déclaration des grévistes. Franck Devulder, président de la CSMF, a reconnu sur les ondes de France Inter l’impact inévitable de cette action sur les patients, tout en soulignant que le « système libéral est aujourd’hui très attaqué ».
Au cœur des revendications se trouve le budget de la Sécurité sociale pour 2026, adopté mi-décembre. Les professionnels de santé dénoncent une approche qu’ils jugent coercitive, symbolisée notamment par les débats autour du dossier médical partagé (DMP). Bien que le Conseil constitutionnel ait censuré fin décembre l’article prévoyant des sanctions financières pour la non-utilisation de cet outil, la colère persiste. Les médecins critiquent l’ergonomie du dispositif, jugé trop complexe pour une consultation efficace, malgré les promesses d’amélioration formulées par le ministère de la Santé.
D’autres points de friction alimentent la contestation, notamment la suppression prévue pour 2027 des remboursements pour les prescriptions émanant de médecins non conventionnés et la possibilité d’une baisse unilatérale des tarifs de certains actes techniques. Parallèlement, le projet de loi sur la lutte contre la fraude sociale exacerbe les tensions. Les syndicats rejettent la mise sous objectifs des prescriptions d’arrêts de travail, refusant l’amalgame entre prescription médicale et fraude. Face à cette situation, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a assuré que le dialogue n’était pas rompu et a évoqué la possibilité de réquisitionner des médecins dans les territoires où l’accès aux soins serait critique.
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Les patriarches face aux défis des castes et de la jeunesse (Vidéo)
La troisième saison de la série Bété Bété plonge les téléspectateurs au cœur d’un conflit générationnel intense, marquant un tournant décisif dans l’intrigue. Les dynamiques familiales sont remises en question par la confrontation directe entre les valeurs traditionnelles rigides et les aspirations d’une jeunesse en quête de changement.
Cette nouvelle saison s’articule autour d’une interrogation fondamentale concernant les aînés de chaque famille. Les patriarches et matriarches se retrouvent face à un dilemme cornélien : doivent-ils renoncer aux règles séculaires attachées à leurs castes pour maintenir leur rôle de guides auprès des jeunes générations ? Comme le souligne une citation de Kawtef, cette saison mettra en lumière « Les Combats du 3e âge », illustrant les difficultés d’adaptation des gardiens de la tradition dans une société en pleine mutation.

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