Depuis les attaques du 7 octobre 2023, la question des captifs retenus dans l’enclave palestinienne constituait le point de blocage central de toutes les négociations diplomatiques. Alors que plusieurs accords de cessez-le-feu ont ponctué ces années de conflit, rythmés par des libérations progressives et des découvertes macabres, les autorités israéliennes viennent de mettre un point final au décompte officiel des personnes manquant à l’appel.
C’est une page douloureuse et complexe du conflit israélo-palestinien qui semble se tourner sur le plan comptable. Selon les informations rapportées par notre source Al Jazeera, les autorités israéliennes ont officiellement confirmé qu’il ne reste plus aucun captif, vivant ou décédé, dans la bande de Gaza. Cette annonce intervient à la suite d’une procédure spécifique de restitution qui a permis de clore la liste des 251 personnes initialement emmenées par les combattants palestiniens.
L’élément déclencheur de l’annonce
La confirmation de cette « liste vide » a été rendue possible par le rapatriement de la dépouille de l’officier de police Ran Gvili. Ce transfert constituait une composante clé de l’accord de cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hamas. La récupération du corps de cet officier permet au gouvernement israélien d’affirmer avoir rempli son objectif de ramener tous les otages, une exigence qui avait longtemps divisé l’opinion publique israélienne entre les partisans d’un accord négocié et les tenants d’une pression militaire maximale.
Un processus échelonné sur plusieurs années
Le dossier des captifs a connu de multiples rebondissements depuis octobre 2023. Le processus de libération s’est accéléré à partir de janvier, date à laquelle un accord avait permis la libération de 33 captifs israéliens. D’autres étapes marquantes ont suivi, notamment la libération en mai de l’Israélo-Américain Edan Alexander, dernier survivant américain détenu à Gaza, ou encore le retour des corps de la famille Bibas en février, dont le sort avait particulièrement ému l’opinion internationale.
Parallèlement à ces restitutions, l’armée israélienne avait mené plusieurs opérations de récupération, parfois au prix de lourdes pertes humaines côté palestinien, comme lors du raid dans le quartier de Nuseirat.
La situation des détenus palestiniens
En contrepartie de ces retours, des centaines de prisonniers palestiniens ont été relâchés par Israël. Récemment, l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, dans le centre de Gaza, a accueilli neuf détenus libérés. Cependant, la situation dans les centres de détention israéliens reste sous surveillance. Des organisations de défense des droits humains, dont Al Jazeera se fait l’écho, continuent de signaler des conditions de détention difficiles. Un rapport de l’ONG Physicians for Human Rights-Israel (PHRI) a notamment fait état de décès en détention liés à des négligences médicales ou des mauvais traitements, soulignant que le volet humanitaire du conflit reste une préoccupation majeure malgré la clôture du dossier des otages israéliens.








