Revue de presse (Wolof) 2ATV du lundi 09 mars 2026 | Par Ahmed Aidara
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Revue de presse (Wolof) 2ATV du lundi 09 mars 2026 | Par Ahmed Aidara
L’émotion est vive dans le quartier de Sicap-Mbao où une affaire sordide défraie la chronique. Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 mars, un père de famille a fait une découverte macabre en retrouvant sa fille de 14 ans séquestrée et victime de violences sexuelles de la part d’un groupe d’une douzaine de jeunes. L’enquête, rapide, a permis l’interpellation de dix suspects, tandis que deux complices présumés sont activement recherchés.
Tout bascule aux alentours d’une heure du matin, quelques heures seulement après la rupture du jeûne. Inquiet de ne pas voir rentrer sa fille âgée de 14 ans, un enseignant du quartier, M. Kane, mobilise ses proches et entame des recherches. C’est un voisin qui lui fournira l’information décisive : l’adolescente aurait été vue pénétrant dans un immeuble du quartier en compagnie d’une bande de jeunes garçons.
Le père, accompagné, se rend immédiatement sur les lieux. Forçant la porte d’un appartement situé au deuxième étage, il est témoin d’une scène d’une violence inouïe : sa fille est en train d’être abusée sexuellement par plusieurs individus. Dans le chaos de l’intervention, deux des agresseurs présumés sont maîtrisés par le père et son acolyte, tandis que le reste du groupe prend la poudre d’escampette.
Dès le lendemain, les deux jeunes hommes sont conduits au poste de police de Sicap-Mbao. Leur garde à vue et les premiers interrogatoires s’avèrent décisifs : ils avouent leur participation aux faits et, surtout, donnent les noms de leurs complices. Un coup de filet est alors organisé par la brigade de recherches, permettant l’interpellation de huit autres adolescents au cours des heures qui suivent.
Le parquet a rapidement été saisi et le procureur de la République, Saliou Dicko, a immédiatement ordonné le placement en garde à vue de l’ensemble des suspects. Ils doivent être présentés au tribunal ce lundi matin.
Les dix jeunes gens actuellement sous les verrous présentent des profils hétérogènes, avec des âges compris entre 14 et 18 ans. On retrouve dans ce groupe des lycéens (E. V. A. D., 17 ans, et M. T., 17 ans, tous deux en 1ère L2), des collégiens (O. P., 15 ans, en 5ème ; D. G., 14 ans, et M. N., 14 ans, en 6ème), ainsi que plusieurs jeunes en formation professionnelle : S. S. (17 ans) dans un centre de football, A. C. (16 ans) en électricité-auto, I. N. (18 ans) et P. O. S. (17 ans) en mécanique, et A. K. C. dit Junior (16 ans) en menuiserie-aluminium. Deux autres suspects, dont un prénommé Cheikh, sont toujours en fuite et font l’objet d’un avis de recherche.
Pour faire la lumière sur les violences subies, une réquisition médicale a été adressée au centre de santé Khadimou Rassoul de Sicap-Mbao. Le rapport gynécologique est sans équivoque : il fait état d’un hymen béant avec une déchirure ancienne et, surtout, la présence de spermatozoïdes a été détectée lors du prélèvement vaginal.
Entendue par les enquêteurs en présence de son père, la jeune fille a livré un récit glaçant. Elle affirme avoir été enlevée alors qu’elle se trouvait dans la rue, puis conduite de force au domicile de l’un des fugitifs, où elle a été maintenue contre son gré et violée à tour de rôle par l’ensemble du groupe.
De leur côté, si la plupart des suspects reconnaissent avoir eu des relations sexuelles avec la mineure (à l’exception de A. C. qui le conteste), ils rejettent catégoriquement les accusations d’enlèvement et de séquestration. Leur défense repose sur une version radicalement opposée : ils soutiennent que la jeune fille serait venue d’elle-même et aurait proposé ces actes. Une confrontation qui s’annonce au cœur des investigations à venir. L’enquête suit son cours pour tenter de déterminer les circonstances exactes de ce drame et interpeller les deux derniers protagonistes.
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a rendu public ce lundi un nouveau rapport documentant les méthodes employées lors des récentes frappes israéliennes dans le sud du Liban. Les conclusions de l’ONG, basées sur des analyses visuelles et de terrain, mettent en lumière des pratiques militaires affectant directement les zones résidentielles.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, l’enquête de HRW apporte la preuve que l’armée israélienne a fait usage de phosphore blanc dans des secteurs peuplés. L’organisation basée à New York a pu confirmer l’authenticité de sept photographies montrant ces munitions explosant en l’air au-dessus de la localité de Yohmor, dans le sud du Liban, lors d’attaques survenues le 3 mars dernier.
L’identification de l’armement repose sur des éléments visuels précis. La forme caractéristique du nuage de fumée correspond aux charges d’expulsion et d’éclatement des projectiles d’artillerie de 155 mm de la série M825, qui contiennent du phosphore blanc. Cette substance chimique a la particularité de s’enflammer au contact de l’oxygène. Les images géolocalisées par HRW, incluant des clichés publiés par la défense civile du Comité islamique de la santé, montrent des équipes éteignant des incendies déclenchés sur les toits d’habitations et dans un véhicule à Yohmor.
Ramzi Kaiss, chercheur sur le Liban au sein de HRW, a souligné la gravité de ces frappes. Il précise que les effets incendiaires de cette substance provoquent des blessures cruelles entraînant des souffrances à vie. L’organisation rappelle que l’utilisation de phosphore blanc à explosion aérienne dans des zones peuplées est considérée comme aveugle et constitue une violation du droit international humanitaire, les précautions nécessaires pour éviter les dommages civils n’étant pas respectées.
Face à ces constats, HRW demande l’arrêt immédiat de cette pratique. L’ONG exhorte également les principaux alliés d’Israël, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne, à suspendre leur assistance militaire, à stopper les ventes d’armes et à imposer des sanctions ciblées aux responsables impliqués. L’organisation précise que des tirs similaires avaient déjà été recensés entre octobre 2023 et mai 2024 dans des villages frontaliers.
Ce rapport s’inscrit dans un contexte d’intensification des opérations militaires. L’armée israélienne a émis des ordres de déplacement forcé, portant le nombre de personnes enregistrées comme déplacées à plus d’un demi-million au Liban. Parallèlement, l’agence nationale de presse libanaise a fait état ce lundi d’une série de frappes aériennes visant la banlieue sud de Beyrouth, ciblant notamment les quartiers de Ghobeiry, Haret Hreik et la zone de Safir. Le bilan actuel des attaques israéliennes au Liban s’élève à au moins 394 morts et plus de 1 000 blessés.
Les répercussions de l’escalade militaire au Moyen-Orient touchent désormais directement les infrastructures économiques du Golfe. À Bahreïn, les récentes frappes ont poussé un acteur majeur du secteur énergétique à réorganiser d’urgence son cadre opérationnel.
La société Bapco Energies a officiellement décrété, ce lundi, un « état de force majeure » sur les opérations de son groupe. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cette décision fait suite à une attaque ayant directement ciblé l’une des unités de raffinage de Bapco, filiale du groupe, dans le cadre des offensives iraniennes en cours dans la région.
Malgré l’impact sur ses installations, l’entreprise s’est voulue rassurante quant à la distribution nationale. Citée par l’agence de presse bahreïnie BNA, la direction affirme que tous les besoins du marché local sont assurés grâce à des plans de contingence préétablis. Ces dispositifs garantissent la continuité des approvisionnements et la satisfaction de la demande sans interruption. La société a également précisé qu’elle continuerait d’informer ses partenaires et les entités concernées de l’évolution de la situation.
Cet incident s’inscrit dans un contexte régional de haute intensité. Les tensions ont connu une escalade majeure depuis le 28 février, date d’une attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ayant fait plus de 1 200 morts, dont le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a déclenché une série de frappes de drones et de missiles visant le territoire israélien ainsi que plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.
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Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a rendu publiques ce jeudi 5 mars 2026 les conclusions de l’enquête gouvernementale concernant les produits de la marque Softcare. Cette annonce intervient après plusieurs semaines d’interrogations sur la qualité des couches-culottes et serviettes hygiéniques distribuées sur le marché sénégalais.
Selon les informations relayées par le journal Le Quotidien, l’État du Sénégal a officiellement tranché : les produits Softcare sont jugés conformes aux normes en vigueur, sans risque et propres à la consommation. Cette décision s’appuie sur une co-validation impliquant le ministère du Commerce et de l’industrie ainsi qu’une commission parlementaire ad hoc.
Pour aboutir à ce résultat, les autorités ont déployé un mécanisme d’enquête conjointe. Les inspections ont couvert l’intégralité de la chaîne de valeur. Les services de l’État ont d’abord analysé l’origine et la conformité des matières premières. Le processus de production a ensuite été examiné par des cadres de la santé et de hauts fonctionnaires, suivi d’un audit des protocoles de gestion de la qualité. Enfin, des tests de conformité ont été réalisés sur les produits finis pour s’assurer de leur innocuité.
En parallèle de cette procédure étatique, l’entreprise Softcare SN avait sollicité deux laboratoires allemands, SGS et Galab, pour faire examiner ses articles. Les résultats de ces démarches indépendantes ont également validé la sécurité des produits.
Si les conclusions sanitaires sont désormais établies par le ministère de la Santé, le volet institutionnel se poursuit. La commission parlementaire ad hoc a indiqué qu’elle maintiendrait ses travaux d’investigation jusqu’au 5 avril prochain.
La carte mondiale du commerce des équipements militaires connaît une reconfiguration majeure, particulièrement marquée sur le continent asiatique. Les dernières données compilées sur les flux d’armement révèlent un changement de paradigme autour de Pékin, dont la nouvelle stratégie industrielle redessine les équilibres sécuritaires de toute la région.
Selon le récent rapport du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), relayé par l’agence Anadolu, les importations d’armes de la Chine ont chuté de 72 % au cours de la période 2021-2025 par rapport aux cinq années précédentes. Cette baisse s’explique par une transition stratégique : Pékin remplace désormais massivement ses achats à l’étranger par des technologies développées par sa propre industrie de défense. Conséquence directe de cette autonomie croissante, la Chine quitte le top 10 des plus grands importateurs mondiaux d’armes pour la première fois depuis la période 1991-1995.
Cependant, ce retrait partiel du marché des importations contraste avec la dynamique globale de la région. L’Asie et l’Océanie ont absorbé 31 % des importations mondiales d’armes sur cette même période, se classant juste derrière l’Europe (33 %). D’après les éléments analysés par notre rédaction, plusieurs voisins de Pékin ont considérablement augmenté leurs acquisitions. En Asie de l’Est, le Japon a enregistré une hausse de 76 % de ses importations, tandis que celles de Taïwan ont bondi de 54 %.
Siemon Wezeman, chercheur principal au programme sur les transferts d’armes du SIPRI, indique que les inquiétudes liées aux intentions de la Chine et au développement de ses capacités militaires continuent de stimuler la demande dans ces zones, qui restent fortement dépendantes des fournisseurs étrangers.
Cette logique se vérifie également en Asie du Sud. L’Inde se maintient au deuxième rang mondial des importateurs, s’approvisionnant à 40 % auprès de la Russie, malgré une légère baisse globale de 4 % de ses achats. Un volume qui, selon le chercheur du SIPRI, est largement motivé par la menace perçue de la Chine, mais aussi par les tensions historiques avec le Pakistan. De son côté, Islamabad a vu ses importations grimper de 66 %, avec une dépendance accrue à l’égard de Pékin qui lui fournit désormais 80 % de son arsenal, contre 73 % auparavant. Ces équipements importés ont d’ailleurs été déployés lors des affrontements de quatre jours survenus en mai dernier entre les deux puissances nucléaires.
À l’échelle de la région Asie-Océanie, les États-Unis conservent leur position de premier fournisseur d’armes avec 35 % des parts de marché, devançant la Russie (17 %) et la Chine (14 %), qui confirme son statut de puissance exportatrice de premier plan.
L’économie mondiale fait face à un nouveau choc énergétique. Alors que la situation sécuritaire se dégrade rapidement au Moyen-Orient, les marchés financiers réagissent avec une forte nervosité, entraînant une flambée soudaine des cours de l’or noir.
Ce lundi, un cap majeur a été franchi. Selon les données relayées par l’agence Anadolu, les contrats à terme sur le brut Brent, tout comme le brut américain West Texas Intermediate (WTI), ont officiellement dépassé la barre des 100 dollars le baril. Ce niveau de prix n’avait plus été observé sur les marchés internationaux depuis l’année 2022.
Cette hausse brutale est la conséquence directe de l’intensification des affrontements militaires dans la région. La guerre en Iran, marquée par des confrontations croissantes impliquant les États-Unis et Israël, constitue le principal moteur de cette instabilité. Les récentes opérations de l’armée iranienne ciblant des installations énergétiques et des intérêts américains ont ravivé les craintes d’une rupture de la chaîne d’approvisionnement.
L’attention des analystes du marché de l’énergie se concentre désormais sur le golfe Arabique, l’un des corridors les plus névralgiques de la planète. L’inquiétude centrale des investisseurs réside dans une éventuelle perturbation du trafic maritime au niveau du détroit d’Ormuz.
L’enjeu autour de ce point de passage est stratégique : environ 15 millions de barils de pétrole y transitent quotidiennement. Ce volume représente à lui seul près de 20 % de la production mondiale. La simple perspective d’un blocage partiel ou total de ce détroit maintient une pression constante à la hausse sur les prix, laissant présager des répercussions économiques à l’échelle globale.
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