Revue de presse (Wolof – français) SUD FM du lundi 09 mars 2026 | Par Ndèye Marième Ndiaye
L’élection de Abdoulaye Fall à la tête de la Fédération sénégalaise de football (FSF), où il a succédé à Augustin Senghor en août dernier, revient le tapis. Son adversaire au second tour du scrutin, Mady Touré, qui conteste la validité du scrutin, a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). La juridiction sportive basée à Lausanne, en Suisse, devrait trancher le litige ce mardi.
Les deux parties vont retrouver pour une audience de plaidoiries, étape ultime de la procédure avant le verdict. Durant cette séance de trois à quatre heures, un panel composé de trois arbitres- un désigné par chaque camp et un président nommé par le TAS- entendra les arguments juridiques de l’un et de l’autre ainsi que d’éventuels témoignages. À l’issue des débats, les arbitres se retirent pour délibérer. La sentence est généralement rendue dans un délai relativement court, souvent entre sept et dix jours après l’audience.
Interrogé par L’Observateur, Me Moustapha Kamara précise la nature de ce bras de fer judiciaire. Il rappelle que « le recours n’est pas dirigé contre la personne de Abdoulaye Fall en tant que candidat, mais contre la décision rendue par la Commission électorale ». Bien que la procédure vise cet acte administratif, une annulation entraînerait de facto la remise en cause du mandat de l’actuel président.
Une procédure à 72 à 108 millions F CFA
L’avocat souligne également la rigueur du processus : « avant de pouvoir saisir le Tribunal arbitral du sport, il est impératif d’avoir épuisé toutes les voies de recours au niveau national ». Ainsi, le camp de Mady Touré a d’abord contesté les résultats devant la Commission électorale de recours de la FSF, avant de saisir le TAS. Cette saisine a ouvert une phase d’instruction au cours de laquelle chaque partie a produit des éléments de preuve, notamment des vidéos, attestations ou constats d’huissier.
Le coût de cette procédure est particulièrement élevé. L’interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias estime que la facture globale, incluant les honoraires des arbitres, les frais administratifs et ceux des avocats, peut atteindre entre 100 800 et 150 000 francs suisses, soit environ 72 à 108 millions de francs CFA au minimum.
L’issue du verdict sera déterminante pour l’avenir du football sénégalais. Si le TAS confirme les résultats, Abdoulaye Fall verra son mandat consolidé. En revanche, en cas d’annulation du scrutin, la FIFA et les autorités sportives nationales pourraient intervenir pour mettre en place un comité de normalisation ou désigner une personnalité neutre chargée d’organiser de nouvelles élections. Une mesure de transition déjà imposée par le passé à d’autres fédérations africaines comme la Guinée ou le Cameroun, rappelle Me Kamara.
Le conflit au Moyen-Orient fait planer le spectre d’une flambée des cours du pétrole brut. Saad Sherida Al-Kaabi, ministre qatari de l’Énergie et patron de QatarEnergy, cité par L’Observateur, annonce que le prix du baril pourrait atteindre 150 dollars (85400 F CFA), une perspective susceptible de provoquer une onde de choc sur l’économie mondiale. Pour le Sénégal, cette situation constitue à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, en raison de son statut hybride de producteur d’hydrocarbures mais aussi d’importateur.
Mauvaise nouvelle
La première inquiétude concerne l’impact direct d’une hausse durable des prix. Selon l’expert pétrolier Ibrahima Bachir Dramé, interrogé par le quotidien du Groupe Futurs Médias, le Sénégal ne pourra pas totalement échapper aux turbulences internationales. Une flambée des cours augmenterait mécaniquement le coût des importations de produits raffinés, pesant lourdement sur les finances publiques. Dans ce scénario, l’État pourrait être contraint de « réviser ses prévisions budgétaires » pour absorber le surcoût des subventions énergétiques.
Cette situation risquerait d’alimenter l’inflation, touchant le transport et l’électricité. Pour atténuer ce choc, l’expert suggère que « l’on pense à soutenir le secteur de la distribution en pensant à une diminution sur les taxes par exemple » afin d’éviter une répercussion brutale sur le consommateur final. Face à ces risques, le gouvernement de Ousmane Sonko a activé, le 3 mars 2026, un comité interministériel dédié à la surveillance des marchés et à la sécurisation de l’approvisionnement national.
Bonne nouvelle
La crise énergétique mondiale offre toutefois une fenêtre d’opportunité. Depuis le démarrage de la production en juin 2024, le pays a franchi des étapes clés : au 28 février, la production cumulée de Sangomar et GTA atteint 58,9 millions de barils.
Dans un contexte de raréfaction de l’offre, le brut sénégalais gagne en valeur. L’interlocuteur du journal souligne que si le détroit d’Ormuz venait à être bloqué, « cela ouvrirait des opportunités certaines pour le Sénégal ». Une telle perturbation pourrait redessiner les routes maritimes et renforcer l’intérêt pour des producteurs émergents comme le Sénégal.
Actualités
Revue de presse (Wolof – français) SUD FM du lundi 09 mars 2026 | Par Ndèye Marième Ndiaye
Arrêté ce weekend, l’artiste Ouzin Keïta est en garde à vue à la DIC. Il a été coincé dans un appartement à Ouest-Foire en compagnie de treize autres hommes. «Lors de son interrogatoire, il a lâché une information de taille. Il a avoué aux enquêteurs être séropositif», rapporte L’Observateur, qui donne les détails de cette affaire dans son édition de ce lundi.
Cette révélation, poursuit le journal, a poussé les enquêteurs à demander aux autres suspects de se soumettre à un test de dépistage. Ce qu’ils ont accepté «volontairement», mentionne la même source.
Le quotidien d’information du Groupe futurs médias renseigne que lors de son audition, en plus de son statut sérologique, «Ouzin Keïta a évoqué avec instance un certain Ass, qu’il présente comme son ‘fils spirituel’. Ce mystérieux Ass est activement recherché».
Au départ, souffle L’Observateur, les policiers étaient sur la piste de présumés usagers de drogue. À l’arrivée, l’affaire s’est avérée plus corsée puisque Ouzin Keïta et compagnie sont poursuivis pour consommation de drogues dures certes, mais aussi proxénétisme, escroquerie, chantage et extorsion de fonds, actes contre-nature et transmission volontaire du VIH.
L’enquête autour de l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo continue de s’étendre. Après plusieurs arrestations, les gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar ont procédé à une nouvelle interpellation dans la ville de Thiès. Un nouveau “Yoss” de Pape Cheikh Diallo présenté au juge.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la délégation judiciaire ordonnée par le juge du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Depuis l’ouverture de l’instruction, le magistrat a déjà placé de nombreux suspects sous mandat de dépôt, dont quatre individus arrêtés récemment dans la capitale du Rail.
Le dernier suspect appréhendé doit être présenté au juge ce lundi. Ce dernier comparaitra en même temps qu’un autre individu arrêté à Dakar le lendemain. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, rapporte Libération, cet Yoss de Pape Cheikh Diallo aurait reconnu entretenir des relations tarifées avec certains protagonistes du dossier.
Les investigations menées par les gendarmes reposent notamment sur des preuves techniques jugées solides. Les aveux obtenus pourraient ainsi permettre de remonter d’autres pistes et conduire à de nouvelles interpellations.
À ce stade, l’enquête a déjà abouti à près d’une quarantaine d’arrestations, illustrant l’ampleur d’un dossier que les autorités judiciaires considèrent comme particulièrement complexe.
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Le président des États-Unis s’est exprimé depuis l’Air Force One sur l’escalade militaire en cours au Moyen-Orient. Interrogé sur les conséquences économiques des affrontements, Donald Trump a surtout profité de l’occasion pour dresser un bilan matériel de l’offensive menée contre la République islamique et dicter la marche à suivre pour le régime de Téhéran.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, citant le média américain Fox News, le dirigeant américain a d’abord balayé les inquiétudes concernant la hausse des prix du carburant. Estimant que le marché se stabiliserait « très rapidement », il a qualifié l’opération militaire d’action bénéfique pour les États-Unis, Israël et le monde entier, affirmant qu’une telle initiative aurait dû être prise il y a 47 ans.
Sur le plan strictement militaire, Donald Trump a dévoilé un bilan particulièrement lourd pour les forces iraniennes. Il a affirmé que les opérations conjointes américaines et israéliennes avaient anéanti la majeure partie des capacités de défense de Téhéran. Dans le détail, le président a évoqué la destruction d’une flotte de 44 navires, de l’intégralité des forces aériennes iraniennes, ainsi que de la quasi-totalité de leurs missiles opérationnels. Les sites de production de drones ont également été désignés comme des cibles lourdement touchées.
Fort de ce rapport de force, le locataire de la Maison-Blanche a exigé une « reddition sans condition » de l’Iran. Il a justifié cet ultimatum par l’élimination systématique de la chaîne de commandement adverse, un contexte marqué récemment par la mort confirmée des plus hauts responsables iraniens. Donald Trump a prévenu qu’en cas de refus, l’offensive se poursuivrait jusqu’à ce qu’il ne reste « plus personne ».
Enfin, la question des dommages collatéraux a été soulevée lors de cet échange, notamment concernant la frappe ayant touché une école primaire à Minab, dans la province de Hormozgan, causant la mort de 153 personnes. Le président américain a fermement rejeté toute implication de ses troupes ou de ses alliés israéliens dans ce drame, imputant directement la responsabilité de cette attaque à l’Iran.
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Le baril de pétrole a flambé lundi de 30% en quelques heures et dépassé 115 dollars, envolée historique dans un marché paniqué par la prolongation du conflit au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz et les dommages aux infrastructures énergétiques.
Vers 03H30 GMT, le baril de WTI, référence du marché américain, s’envolait de 25,30%, à 113,90 dollars, après avoir limité le bond de 30%. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, flambait de 22,99% à 114 dollars.
Depuis le début de l’offensive américaine-israélienne contre l’Iran, le WTI s’est apprécié de 70%, du jamais vu sur une période aussi courte.
Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu’à 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents.
Au dixième jour du conflit, les marchés de l’énergie restent suspendus aux développements au Moyen-Orient, où le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% de l’offre mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé.
Le baril de pétrole a dépassé les 100 dollars dès la réouverture des échanges après le week-end, une première depuis juillet 2022.
Alors que la flambée sans précédent des cours pénalise déjà les consommateurs américains, Donald Trump a rapidement réagi sur son réseau Truth Social, déclaré que ce coup de chaud était un « tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des Etats-Unis et du monde ».
Certes, vendredi, l’Agence américaine de développement DFC a annoncé la mise en place d’un mécanisme de réassurance pour faciliter la couverture des risques liés au passage du détroit d’Ormuz, jusqu’à 20 milliards de dollars.
Les Etats-Unis collaborent actuellement avec des armateurs qui souhaitent faire sortir leurs tankers du Golfe persique, a insisté dimanche le ministre américain de l’Energie Chris Wright.
« Dans les premiers temps, ces navires seront probablement sous protection militaire américaine », a-t-il ajouté, prévoyant un retour du trafic à la normale « dans un avenir relativement proche ».
Mais ces signaux n’ont pas suffi à rassurer : par peur d’attaques, la circulation reste quasi-paralysée dans le détroit –des informations de presse mentionnant seulement le passage de quelques navires s’identifiant comme chinois.
« Les perturbations de l’approvisionnement s’intensifient, les données de suivi des navires confirmant l’arrêt du trafic maritime », observe Lloyd Chan, de la banque MUFG, parlant de « choc pétrolier ».
Surtout, l’extension du conflit exacerbe les inquiétudes sur la production d’hydrocarbures.
L’Arabie saoudite a notamment encore intercepté lundi plusieurs drones qui se dirigeaient vers le gisement de pétrole de Shaybah, dans le sud-est du pays, déjà attaqué la veille.
« Les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak ont réduit leur production de pétrole, l’Irak annonçant une baisse d’environ 3 millions de barils/jour » et « les frappes israéliennes ciblant des installations de stockage de carburant clés en Iran renforcent les risques », souligne M. Chan.
En Asie, très dépendante des hydrocarbures du Moyen-Orient, la flambée du pétrole a fait dévisser lundi les places boursières, de Tokyo à Taipei en passant par Séoul.
Particulièrement exposé, la Corée du Sud est le quatrième plus gros importateur de brut, et son économie repose sur une industrie technologique très énergivore. le Japon est le cinquième plus gros pays importateur.
« Le Japon et la Corée sont des moteurs industriels géants qui fonctionnent au pétrole importé. Lorsque le prix du brut flambe, il se répercute directement sur les entreprises : les coûts des entrants explosent, les anticipations d’inflation grimpent », note Stephen Innes, de SPI Asset Management.
« Une hausse significative et durable des prix du pétrole mettra à rude épreuve les régions importatrices » entraînant « une augmentation des prix à la consommation et des coûts de production à l’échelle mondiale, érodant le pouvoir d’achat des ménages et pesant sur l’investissement », ajoutent les experts de Moody’s.
Des signes de tensions apparaissent : la Chine a demandé la semaine dernière à ses principaux raffineurs de suspendre leurs exportations de gazole et d’essence, selon Bloomberg. Et la presse nippone indique que Tokyo réfléchit à ouvrir ses réserves pétrolières stratégiques.
Les Etats-Unis pourraient également étendre la levée temporaire des sanctions sur le pétrole russe pour soulager le marché, après avoir accordé une première autorisation à l’Inde, jeudi.
La société pétrolière du Sénégal (Petrosen) a formellement démenti dimanche les informations faisant état d’une prétendue pénurie imminente de gaz, d’essence et de gasoil au Sénégal dûe à la crise sécuritaire au Moyen-Orient.
Dans un communiqué, la Direction générale de l’entreprise indique qu’un « faux communiqué », largement relayé ces dernières heures sur les réseaux sociaux et certains canaux de messagerie, annonce à tort une rupture prochaine de l’approvisionnement en produits pétroliers dans le pays.
La société nationale affirme que ces informations sont « insidieuses et infondées », précisant qu’elles sont susceptibles de semer « le doute et la confusion » au sein de l’opinion.
Selon Petrosen, aucune perturbation de l’approvisionnement national en produits pétroliers et gaziers n’est signalée à ce jour. L’entreprise assure que le dispositif d’importation, de stockage et de distribution fonctionne normalement, en coordination avec les autorités compétentes et les acteurs du secteur.
La société appelle ainsi le public à la vigilance et invite les citoyens à se référer exclusivement aux canaux officiels de communication de l’entreprise et du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines du Sénégal pour toute information relative à l’approvisionnement en produits pétroliers.
La société a enfin prévenu qu’elle se réserve le droit d’engager toute action nécessaire contre les auteurs de ces fausses informations, susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la tranquillité publique.
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