l’obstacle majeur qui complique la défense de Pape Cheikh Diallo
Le dossier judiciaire impliquant Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et plusieurs dizaines de co-inculpés se heurte à une réalité particulière au sein du système judiciaire sénégalais. Si les charges retenues contre les mis en cause sont connues, la constitution de leur équipe de défense rencontre une forte résistance de la part des professionnels du droit.
Selon les informations relayées par Kawtef, reprenant le quotidien Les Échos, la grande majorité des avocats sollicités a décliné le dossier. Sur près de quarante prévenus poursuivis pour « actes contre-nature » et « transmission volontaire du VIH », seuls huit conseils ont accepté d’assurer leur représentation devant la justice. Cette équipe restreinte est par ailleurs majoritairement composée de jeunes confrères.
Les motifs de ce désistement massif ne sont pas d’ordre financier, les honoraires proposés pour cette affaire étant jugés attractifs. La réticence s’explique principalement par la pression sociale et les convictions religieuses. Dans un environnement où le conseil est fréquemment assimilé aux actes reprochés à son client, de nombreux avocats redoutent de se voir coller l’étiquette d’« avocat des goordjiguènes » et d’en subir la stigmatisation publique.
Face à cette vague de refus, d’autres membres du barreau ont tenu à rappeler l’importance des règles déontologiques de leur profession. Ils soulignent que le droit à la défense reste un principe fondamental et que tout accusé, indépendamment de la nature ou de la gravité des faits qui lui sont reprochés, doit pouvoir bénéficier d’une assistance juridique. Cette dynamique interne au barreau se déploie alors que les investigations autour de ce vaste dossier de mœurs se poursuivent.

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Ce qui se cache derrière la vague de soutiens à Macky Sall
La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) suscite un engouement national et international qui dépasse largement le cadre politique sénégalais. Depuis l’annonce de sa candidature, le pays observe une mobilisation inédite et diversifiée, rassemblant à la fois des alliés historiques, d’anciens adversaires politiques et des acteurs de la société civile, tous unis autour de l’objectif de porter un Sénégalais à la plus haute fonction administrative de l’organisation multilatérale.
Une dynamique de soutien inattendue
Peu de temps après l’annonce officielle, un Comité national et international de soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais a été mis en place, coordonnant la mobilisation d’un large éventail d’acteurs. Ce phénomène interpelle, au regard du bilan socio-politique de Macky Sall, souvent discuté au Sénégal. Pour ses partisans, cependant, l’enjeu dépasse la personne de l’ancien chef de l’État. Il s’agit avant tout de défendre la représentation du Sénégal et de l’Afrique au sein de la diplomatie mondiale.
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Les secrets de l’audience au Tribunal Arbitral du Sport en Suisse
Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne, en Suisse, a accueilli une audience marathon de six heures opposant Abdoulaye Fall, président en exercice de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), à son challenger malheureux de l’élection d’août 2025, Mady Touré, président de l’académie Génération Foot. Entre débats procéduraux intenses et accusations graves, l’audience a captivé l’attention du monde sportif sénégalais, le verdict étant désormais attendu avec impatience.
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Il proposait un transport gratuit avant de voler les sacs de ses victimes
Le commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies U15 a procédé, le 7 mars 2026, à l’interpellation d’un individu présenté comme un multirécidiviste, impliqué dans des vols en série et des faits d’escroquerie visant principalement des femmes.
L’arrestation du suspect fait suite à plusieurs plaintes déposées par des victimes qui décrivaient toutes un mode opératoire identique. Selon la police, l’homme circulait à bord d’une motocyclette de marque Burgman de couleur grise et ciblait ses victimes aux arrêts de bus.
Il abordait les femmes en leur proposant de les déposer gratuitement à leur destination. Après avoir gagné leur confiance, il leur demandait de placer leur sac à main dans le coffre de la moto, situé sous la selle ou près du guidon.
Une fois en route, le suspect évoquait soudainement un contrôle imminent de police ou de gendarmerie et faisait remarquer à la passagère qu’elle ne portait pas de casque. Il lui demandait alors de descendre rapidement pour éviter une contravention. Profitant de la confusion, il redémarrait aussitôt et prenait la fuite avec les effets personnels de la victime.
La fouille de la motocyclette a permis aux enquêteurs de découvrir, dissimulés sous la selle, un sac à main vidé de son argent ainsi que plusieurs accessoires féminins, notamment des chaînes, des bracelets et des boucles d’oreilles.
Lors de son interrogatoire, le suspect a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a également déclaré avoir déjà revendu les téléphones portables dérobés à des receleurs.
La police précise que l’individu est un multirécidiviste déjà déféré à deux reprises pour des faits similaires. Il faisait par ailleurs l’objet de recherches actives par plusieurs services de police et de gendarmerie.
À ce stade de l’enquête, neuf victimes se sont déjà présentées pour l’identifier formellement. Les investigations se poursuivent afin d’établir l’ampleur exacte de ses activités.
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Le procès de deux responsables Pastef dégénère, le Procureur rouge de colère
La guerre des nerfs qui secoue la coordination locale de Pastef à Pikine-Ouest a pris une tournure judiciaire. Dieumb Mboup, enseignante de 41 ans et conseillère municipale, a comparu mardi devant le tribunal de Guédiawaye pour diffamation et injures non publiques, à la suite d’une plainte déposée par son camarade de parti, Abdou Diallo, délégué médical. L’audience, suivie par L’Observateur, a mis en lumière la montée en tension des rivalités internes, exacerbées par les réseaux sociaux.
Le conflit trouve son origine dans un transfert d’argent accompagné d’insultes. Selon le récit d’audience, Abdou Diallo aurait envoyé 5 000 FCFA à Dieumb Mboup via Wave avec le message : « Regarde ton Wave, je t’ai envoyé 5 000 FCFA, sale griotte. » La conseillère municipale a expliqué que ce geste était perçu comme une provocation humiliante et socialement connotée, doublée de propos méprisants : « Guewelou h… (maudite griotte) ».
La tension s’est rapidement amplifiée avec la diffusion d’audios virulents dans plusieurs groupes WhatsApp du parti, comptant plus de 200 membres. Abdou Diallo a présenté au tribunal une clé USB contenant ces enregistrements pour étayer sa plainte. Il accuse Dieumb Mboup de l’avoir diffamé en affirmant qu’il aurait séquestré le maire Cheikh Diop pour obtenir un poste à la FERA.
Certains extraits diffusés à l’audience montrent la conseillère municipale s’exprimant ainsi : « C’est un jeton de présence, c’est dans les textes. Je n’en ai pas besoin. Donne-le à ta femme et à ta famille, toi qui es dans le besoin. » Elle l’a également traité de « misérable » et insinué qu’il se comportait « comme une femme », tout en promettant de l’attendre « jusqu’à la Cour de La Haye ».
Malgré la gravité des accusations, notamment l’allégation d’avoir traité le plaignant de « goordjiguène » — que Dieumb Mboup nie — Abdou Diallo a renoncé à toute réparation financière : « Je me désiste de toute demande de dommages et intérêts. Je ne réclame rien, sinon que justice soit faite. »
Le procureur a profité de l’audience pour rappeler que de tels comportements entre responsables politiques sont dangereux pour la démocratie, déclarant : « Si vous commencez déjà comme ça entre responsables politiques, le jour où vous serez députés, vous risquez de transformer l’Assemblée nationale en caisse de résonance. »
Il a requis l’application stricte de la loi, tandis que la défense a plaidé la relaxe au bénéfice de l’excuse de provocation. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 15 avril, laissant en suspens les conséquences judiciaires de cette querelle interne à Pastef.
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la France avertit l’Europe et dévoile la seule option pour éviter un alignement automatique
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé de vives inquiétudes concernant la reconfiguration géopolitique mondiale. Intervenant sur le plateau de l’émission « L’événement » diffusée sur la chaîne France 2, le chef de la diplomatie a analysé les dynamiques de pouvoir actuelles, exacerbées par la récente escalade militaire au Moyen-Orient, avant de formuler une recommandation stratégique à l’attention de ses partenaires européens.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Jean-Noël Barrot estime que la scène internationale s’enfonce dans une phase de compétition structurelle. « Le monde qui est en train de se construire, c’est celui d’une rivalité croissante entre deux superpuissances, la superpuissance du XXe siècle, les États-Unis d’Amérique, et la superpuissance émergente, la Chine », a-t-il affirmé, soulignant que cette trajectoire pourrait à terme dégénérer en conflits ouverts.
Face à cette bipolarisation et aux pressions exercées par ces grandes puissances pour rallier d’autres États à leur cause, le ministre a exhorté l’Europe à refuser toute logique de bloc. Pour le diplomate, l’enjeu dépasse largement le seul cadre de la crise au Proche et au Moyen-Orient. Il appelle le continent à tracer une « troisième voie » afin de préserver son autonomie. « Notre vision du monde et notre vision de nous-mêmes, c’est une France et une Europe fortes et indépendantes », a-t-il insisté, précisant que seule une Europe forte pourra résister à la tentation d’être entraînée dans la conflictualité de ces deux superpuissances.
Cette prise de position intervient dans un climat de haute instabilité sécuritaire. Une crise majeure secoue le Moyen-Orient depuis le 28 février dernier, date à laquelle des frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël ont ciblé le territoire iranien. Ces opérations militaires ont entraîné la mort de plusieurs hauts dignitaires iraniens, parmi lesquels le guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a déclenché une série d’attaques visant des positions en Israël, ainsi que plusieurs bases américaines réparties dans des pays de la région.
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Le commandant Ibrahima Chimère Barro est tombé, ce que les enquêteurs ont découvert
Le Tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye a été le théâtre, mardi, d’une audience très suivie autour d’une affaire de contrefaçon de billets noirs d’une valeur d’environ un milliard de FCFA. Au centre du dossier : Ibrahima Chimère Barro, commandant et chef de corps du bataillon de la Musique principale des forces armées depuis plus de trente ans, ainsi que trois autres prévenus : Hubert Assogba, ancien technicien audiovisuel reconverti dans l’immobilier et musicien, Mbacké Sow Ndiaye, étudiant, et Mamadou Fatou Ndiaye, agent des Postes à la Médina.
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En garde à vue, Azoura Fall enfoncé par un mensonge
L’affaire survenue sur l’avenue Malick Sy, à hauteur de la rue 12 de Médina, a pris une tournure plus complexe après les aveux tardifs d’Assane Gueye, alias Azoura Fall. Le cultivateur de 34 ans, impliqué dans un accident de la circulation ayant blessé un jeune Guinéen, S. Barry, a passé sa première nuit en garde à vue au commissariat de Médina.
Selon les renseignements judiciaires recueillis, à son arrivée au commissariat, Azoura Fall a initialement affirmé avoir perdu son permis de conduire, une explication classique mais jugée peu crédible par les enquêteurs. Interrogé sur sa capacité légale à conduire le véhicule — une Volkswagen prêtée par Serigne Saliou Fall — il a d’abord tenté de masquer la réalité, espérant probablement gagner du temps et éviter des poursuites supplémentaires.
Sous la pression des policiers et confronté à ses contradictions, Azoura Fall a finalement reconnu qu’il n’avait jamais été titulaire d’un permis de conduire. Selon ses déclarations, il serait en cours de procédure pour faire traduire son brevet militaire de conduite en permis civil, mais aucun document officiel ne le habilite à prendre le volant pour l’instant.
Cette révélation a transformé ce qui semblait être un simple accident de circulation avec blessures légères en une infraction au code de la route, combinant désormais le défaut de permis et les blessures involontaires causées à S. Barry.
Placés en garde à vue, Azoura Fall et le propriétaire de la voiture, Serigne Saliou Fall, doivent désormais répondre devant la justice. Ce dernier est poursuivi pour avoir remis son véhicule à une personne non autorisée à conduire, un délit prévu par le code de la route. Les deux hommes pourraient être déférés devant le procureur dans les prochaines heures.
En parallèle, les enquêteurs poursuivent leur travail pour identifier les auteurs des violences et du vol dont Azoura Fall a été victime après l’accident, lorsque des fidèles présents sur les lieux ont endommagé son véhicule et subtilisé sa sacoche contenant de l’argent.
D’après les renseignements judiciaires, le mensonge initial concernant la perte du permis a compliqué l’instruction et aggravé la situation du militant de Pastef. Ce stratagème, probablement destiné à minimiser ses responsabilités, a conduit les enquêteurs à reclasser l’affaire en infraction multiple, avec des sanctions plus lourdes en perspective.
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L’Assemblée nationale examine un projet porté par le PM Sonko
L’Assemblée nationale du Sénégal se penche ce mercredi 11 mars 2026 sur un projet de loi visant à durcir la répression de l’homosexualité. Porté par le gouvernement du Premier ministre Ousmane Sonko, le texte prévoit notamment un renforcement des peines prévues par le Code pénal. Le parti Pastef – Les Patriotes appelle ses militants à se mobiliser pour soutenir cette initiative législative.
Un projet de loi pour renforcer les sanctions
Les députés sénégalais examinent ce mercredi un projet de loi qui vise à modifier les dispositions actuelles du Code pénal relatives aux relations entre personnes de même sexe. Le texte, introduit par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, prévoit un durcissement significatif des peines.
Actuellement, la législation sénégalaise sanctionne les actes qualifiés « d’actes contre nature » par des peines allant d’un à cinq ans de prison. La réforme envisagée prévoit un doublement des peines, pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement, accompagné d’une augmentation des amendes.
Le projet prévoit également des sanctions contre toute promotion ou apologie de l’homosexualité, avec des peines de prison et des amendes plus élevées.
Le ministère de la Justice en première ligne
La défense du texte devant les parlementaires est assurée par Mme le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé d’exposer les motivations du gouvernement et les modifications envisagées du dispositif pénal.
Selon les autorités, cette réforme vise à renforcer l’arsenal juridique existant et à répondre aux attentes d’une partie de l’opinion publique et de certaines organisations religieuses qui réclament depuis plusieurs années un durcissement de la loi.
Pastef appelle à la mobilisation
Dans ce contexte, Pastef – Les Patriotes, formation politique au pouvoir, a lancé un appel à la mobilisation de ses militants et sympathisants afin de soutenir le projet de loi lors de son examen à l’Assemblée nationale.
Le parti estime que cette réforme s’inscrit dans la volonté du gouvernement de préserver les valeurs sociales et culturelles du pays.
Un débat sensible au Sénégal
La question de l’homosexualité demeure particulièrement sensible au Sénégal, pays majoritairement musulman et attaché à des valeurs sociales conservatrices.
Le débat parlementaire autour de ce projet de loi est suivi de près, tant par les acteurs politiques que par la société civile. Certains y voient une volonté de criminaliser davantage l’homosexualité, tandis que d’autres plaident plutôt pour un durcissement des peines, en invoquant des considérations techniques.
Selon ces derniers, une criminalisation plus large pourrait retarder les procédures judiciaires, voire entraîner des risques d’erreurs judiciaires. D’autres voix s’inquiètent également de ses implications pour les libertés individuelles.
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