WaW Coumba – Ramadan 2026 – Episode 23
Série et Téléfilm
WaW Coumba – Ramadan 2026 – Episode 23
LA RÉFORME DE L’ARTICLE 319 DU CODE PÉNAL SÉNÉGALAIS : ENTRE CLARIFICATION JURIDIQUE, RENFORCEMENT RÉPRESSIF ET ERREURS RÉVÉLATRICES SOIT DE MAUVAISE FOI, SOIT D’INCAPACITÉ INTELLECTUELLE DES DÉPUTÉS DE PASTEF (Par Kalidou Ba)
La réforme de l’article 319 du Code pénal sénégalais suscite de nombreuses interrogations tant sur le plan doctrinal que pratique. Présentée comme une entreprise de clarification juridique et de renforcement de la répression pénale, elle soulève néanmoins plusieurs incohérences, imprécisions et lacunes susceptibles d’affaiblir la cohérence du système juridique et de compromettre la sécurité juridique des citoyens.
En premier lieu, certaines notions employées par le nouveau dispositif apparaissent particulièrement imprécises. Les expressions telles que « acte impudique » ou « acte contre nature » demeurent dépourvues de définition légale claire, ce qui entretient une ambiguïté interprétative manifeste. Or, conformément au principe fondamental de la légalité des délits et des peines, la loi pénale doit être formulée en des termes précis, clairs et dépourvus d’équivoque. L’imprécision des comportements incriminés laisse ainsi une marge d’appréciation excessive aux autorités judiciaires et compromet la prévisibilité de la norme pénale. Dans ces conditions, les citoyens ne sont pas en mesure de déterminer avec certitude la portée exacte de l’incrimination, ce qui engendre une insécurité juridique incompatible avec les exigences du droit pénal moderne.
Cette difficulté est accentuée par l’introduction de nouvelles notions particulièrement floues telles que « acte à caractère sexuel », « promotion de l’homosexualité » ou encore « apologie ». Ces formulations, encore plus indéterminées que celles de l’ancien code, heurtent directement le principe classique nullum crimen, nulla poena sine lege certa, selon lequel toute infraction doit être clairement définie afin d’éviter toute interprétation arbitraire par les juridictions.
En second lieu, certaines dispositions révèlent une incohérence manifeste au sein même du système juridique sénégalais. L’article 319 prévoit que le maximum de la peine est automatiquement appliqué lorsque l’acte est commis avec un mineur de vingt et un ans. Or, le Code de la famille sénégalais, en son article 276, définit le mineur comme toute personne n’ayant pas encore atteint l’âge de dix-huit ans accomplis. Cette extension de la minorité à vingt et un ans crée une discordance normative entre les textes et fragilise l’harmonie de l’ordonnancement juridique. Une telle contradiction appelle nécessairement une harmonisation législative afin de garantir la cohérence du droit et d’assurer le respect du principe de légalité des délits et des peines.
Par ailleurs, le nouveau texte procède à un regroupement discutable d’infractions pourtant distinctes dans leur nature et dans leur finalité. L’homosexualité, la zoophilie et la nécrophilie se trouvent ainsi réunies dans une même disposition pénale. Or, ces comportements relèvent de régimes juridiques profondément différents : les infractions relatives aux mœurs pour la première, la protection animale pour la seconde et l’atteinte à la dignité des défunts et aux sépultures pour la troisième. En procédant à une telle fusion, le législateur semble méconnaître certaines règles élémentaires de la légistique, c’est-à-dire l’art de concevoir et de rédiger les lois avec rigueur et cohérence.
Une autre critique majeure concerne la disparition de certaines incriminations essentielles à la protection des personnes vulnérables. En particulier, l’ancienne incrimination d’attentat à la pudeur sur mineur de moins de treize ans aurait été supprimée du nouveau dispositif. L’ancien texte prévoyait pourtant une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement, aggravée lorsque l’auteur était un ascendant ou une personne détenant une autorité sur la victime. La suppression d’une telle infraction apparaît comme une régression juridique préoccupante dans la mesure où elle affaiblit la protection pénale des enfants, souvent considérés comme le maillon le plus vulnérable de la société.
Le nouveau texte introduit également une disposition controversée relative à la dénonciation. Celle-ci érige la dénonciation en infraction punissable de deux à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende comprise entre 500 000 et 2 000 000 de francs CFA. Une telle sanction apparaît paradoxalement plus sévère que celle prévue par l’article 362 du Code pénal pour la dénonciation calomnieuse, laquelle est punie de six mois à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 50 000 à 500 000 francs CFA. Plus encore, le texte impose au dénonciateur d’apporter lui-même la preuve des faits dénoncés, sous peine d’encourir une sanction pénale. Une telle exigence constitue un véritable renversement de la charge de la preuve, principe pourtant incompatible avec les fondements du droit pénal et rarement exigé même à l’égard des autorités de poursuite.
Une telle disposition pourrait ainsi décourager les dénonciations légitimes et apparaître en contradiction avec les tendances contemporaines du droit, qui tendent au contraire à protéger les lanceurs d’alerte et à favoriser la révélation des infractions.
Certes, la réforme semble animée par une volonté d’accroître la sévérité pénale, notamment par l’augmentation des peines et par l’encadrement du pouvoir d’individualisation du juge, lequel ne pourrait plus accorder le sursis dans certains cas. Toutefois, cette sévérité pourrait n’être qu’apparente. En effet, lorsque les éléments constitutifs de l’infraction demeurent flous ou imprécis, l’application effective de la sanction devient juridiquement difficile. Une loi pénale imprécise risque ainsi d’être non seulement contestée mais également facilement contournée.
Au-delà de ces difficultés techniques, la réforme met en lumière une tension normative plus profonde entre deux exigences juridiques fondamentales : d’une part la protection de l’ordre public et de la cohésion sociale, et d’autre part le respect des droits et principes universellement consacrés, tels que le droit à la vie privée et le principe de non-discrimination. La conciliation de ces impératifs renvoie directement au principe de proportionnalité, qui constitue l’un des fondements essentiels du droit pénal contemporain.
En définitive, la réforme de l’article 319 du Code pénal sénégalais illustre les difficultés inhérentes à toute politique pénale oscillant entre impératif répressif et exigence de sécurité juridique. Une loi pénale mal rédigée n’est pas une loi plus sévère, mais une loi plus fragile. D’où la nécessité d’un retour à une rédaction rigoureuse et conforme aux standards de la légistique afin de garantir à la fois l’efficacité de la répression et le respect des principes fondamentaux de l’État de droit.
KALIDOU BÂ
Juriste et Politiste.
L’Olympique de Marseille a assuré l’essentiel en s’imposant sur la plus petite des marges face à l’AJ Auxerre (1-0), vendredi au Vélodrome, en ouverture de la 26e journée de Ligue 1. Une victoire précieuse pour les Phocéens, qui leur permet de consolider provisoirement leur 3e place au classement.
Dans une première période marquée par le silence des tribunes, en raison d’une grève des encouragements, les Marseillais ont dominé territorialement sans parvenir à se montrer réellement dangereux.
Au retour des vestiaires, l’ambiance est montée d’un cran avec la reprise du soutien des supporters. Marseille a alors tenté d’accélérer, sans toutefois trouver immédiatement la faille.
Le tournant du match est intervenu à un peu plus de dix minutes du terme : à la suite d’une action initiée sur le côté gauche, Amine Gouiri a repris un ballon repoussé par la défense pour inscrire l’unique but de la rencontre.
Marseille a finalement tenu jusqu’au bout pour signer un troisième succès consécutif en championnat.
De son côté, l’entraîneur Habib Beye poursuit sa dynamique positive avec une équipe marseillaise qui, malgré une prestation peu convaincante, continue de prendre des points.
Dans un contexte régional marqué par une escalade militaire entre l’Iran et l’axe israélo-américain, la diplomatie iranienne a officiellement communiqué en direction d’Ankara. Cette prise de parole survient peu après un incident balistique majeur impliquant l’espace aérien turc et les systèmes de défense de l’OTAN.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est exprimé ce vendredi par le biais d’un message publié en turc sur la plateforme X. Il a adressé sa gratitude à la Türkiye et à ses citoyens. « Durant ces jours bénis de Ramadan, les prières et la solidarité manifestées par notre frère, le peuple turc, et par notre ami, la République de Türkiye, à l’égard du peuple iranien sont une grande source de force et de moral pour nous », a déclaré le chef de la diplomatie. Il a également réitéré la volonté de Téhéran de défendre sa souveraineté de manière résolue, affirmant sa conviction que « la justice et la paix prévaudront ».
Cette déclaration diplomatique intervient dans un climat de haute tension militaire. L’agence de presse Anadolu rapporte que le ministère turc de la Défense nationale a annoncé la neutralisation d’un projectile balistique en provenance d’Iran. L’engin, qui avait pénétré l’espace aérien turc, a été intercepté par les dispositifs de défense antiaérienne et antimissile de l’OTAN positionnés en Méditerranée orientale.
Selon les données communiquées, il s’agit du troisième incident de ce type enregistré depuis l’éclatement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, à la fin du mois de février. Les hostilités ont déjà causé la mort de 1 300 personnes, parmi lesquelles figure l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En réponse aux offensives, les forces iraniennes ont mené une série de frappes de drones et de missiles ciblant Israël, ainsi que des installations en Jordanie, en Irak et dans plusieurs pays du Golfe abritant des bases militaires américaines, engendrant des dommages matériels et des pertes humaines.
La Chambre des mines du Sénégal appelle à privilégier le dialogue et la concertation entre l’État et les acteurs du secteur extractif, au lendemain de la publication par le gouvernement sénégalais des premiers résultats du processus de renégociation de certains contrats et conventions jugés défavorables pour l’État.
Dans un communiqué parvenu à l’APS, la Chambre des mines souligne l’importance d’un « dialogue constructif » et d’une concertation étroite entre les partenaires publics et privés afin de parvenir à des solutions équilibrées.
Cette prise de position intervient alors que les autorités sénégalaises ont engagé une renégociation de plusieurs accords dans le but de rééquilibrer certains contrats et conventions conclus dans les secteurs stratégiques, notamment dans le domaine extractif.
L’organisation professionnelle insiste sur la nécessité de privilégier des solutions concertées permettant à la fois de sécuriser les investissements, de préserver l’activité industrielle et de sauvegarder les emplois liés au secteur minier.
La Chambre des mines du Sénégal, qui regroupe plusieurs acteurs majeurs de l’industrie extractive nationale, indique également suivre avec attention les difficultés rencontrées par certaines entreprises industrielles jugées stratégiques.
Elle cite notamment les cimenteries ainsi que les Industries chimiques du Sénégal, considérées comme des piliers du développement industriel du pays.
Selon la CMDS, ces entreprises ont besoin d’un accompagnement de l’État, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et des risques de perturbation des chaînes d’approvisionnement.
Pour l’organisation, une approche basée sur le dialogue et la concertation reste essentielle pour garantir la stabilité du secteur extractif, tout en contribuant au développement durable de l’économie sénégalaise.
Les United States Marine Corps ont déployé environ 2 500 militaires en direction du Moyen-Orient, selon un responsable américain cité anonymement par l’Associated Press. Le déploiement comprend également au moins un navire de débarquement.
De son côté, la chaîne ABC News, citant deux membres de l’administration de Donald Trump, évoque l’envoi d’une unité expéditionnaire de marines composée d’environ 2 200 militaires embarqués à bord de trois navires.
Selon le Wall Street Journal, qui s’appuie sur trois sources officielles, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a approuvé une demande du United States Central Command (CENTCOM), chargé des opérations militaires américaines au Moyen-Orient.
Le quotidien précise que cette demande concerne l’envoi d’un élément d’un groupe amphibie de réaction rapide ainsi que d’une unité expéditionnaire de marines, des formations militaires qui comprennent généralement plusieurs bâtiments de guerre et jusqu’à 5 000 marins.
L’émission sportive L’Équipe du soir, diffusée sur La Chaîne L’Équipe, pourrait s’arrêter après la Coupe du monde de la FIFA 2026. L’avenir du programme sur la chaîne semble désormais incertain.
Selon plusieurs médias dont Paris Match, la direction de la chaîne envisagerait la fin du programme à l’issue du Mondial, en raison notamment d’une baisse d’audience ces dernières années.
L’émission, animée par Olivier Ménard, est pourtant l’un des rendez-vous emblématiques de la chaîne depuis plusieurs années, avec ses débats quotidiens autour de l’actualité sportive.
Toujours selon les informations relayées, la direction réfléchirait déjà à réduire le nombre de chroniqueurs et à revoir la programmation, signe que l’avenir du talk-show est incertain. La disparition complète après le Mondial n’est pas exclue, même si aucune décision officielle n’a encore été annoncée.
Si cette décision se confirmait, ce serait la fin d’un programme phare du paysage audiovisuel sportif français, diffusé depuis plus de quinze ans et devenu un rendez-vous quotidien pour les amateurs de débats sportifs.
La région de l’Isère, en France, accueille un événement culturel singulier mêlant musique en direct et patrimoine cinématographique africain. Dans le cadre du Festival Détours de Babel, une série de ciné-concerts met à l’honneur la rencontre entre des sonorités traditionnelles et le septième art.
Selon les informations relayées par IGFM, le projet est porté par le groupe Oriki et le chanteur Woz Kaly. La formation propose des compositions originales qui puisent dans l’essence des musiques populaires. Sur scène, le répertoire associe la voix et la guitare de Woz Kaly à d’autres instruments tels que le kalimba et la basse, le tout soutenu par des rythmes traditionnels.
Pour cette édition de la tournée « Babel Tour en Isère », les musiciens ont choisi d’habiller musicalement « Samba Traoré ». Ce long-métrage, réalisé par le Burkinabé Idrissa Ouedraogo, est un classique du cinéma africain qui avait été récompensé au festival de Berlin en 1993. Le public aura ainsi l’opportunité de visionner cette œuvre accompagnée par les créations d’Oriki et Woz Kaly.
La tournée prévoit plusieurs représentations à travers ce département français. Les villes d’Engins, Voreppe, La Buisse, Rives et Grenoble sont les étapes retenues pour ces spectacles qui célèbrent la musique et le cinéma burkinabé.
La toile sénégalaise a récemment été le théâtre d’échanges houleux entre deux figures familières des réseaux sociaux. Après plusieurs jours de tensions ouvertes et de piques interposées, une nouvelle étape vient d’être franchie dans ce différend médiatique.
Selon une vidéo relayée par Kawtef, Maman Vulgaire a décidé de s’exprimer publiquement pour aborder frontalement la situation. L’influenceuse y délaisse les invectives qui ont caractérisé les précédents échanges pour adopter une posture de clarification face à sa communauté.
Dans cette séquence, elle s’exprime avec un ton résolument apaisé pour revenir sur les récents événements. Elle y confirme formellement que les malentendus qui l’opposaient à Mame Ndiaye Savon sont dissipés et appartiennent désormais au passé, actant ainsi la fin des hostilités entre les deux personnalités.
Les quatre industries cimentières opérant au Sénégal ont réagi à la récente communication du Premier ministre Ousmane Sonko, dans un contexte marqué par les débats autour des conventions liant l’État aux grandes entreprises industrielles.
Dans un communiqué, les entreprises du secteur indiquent que le bâtiment et les travaux publics (BTP) traversent, depuis près de deux ans, une période de ralentissement qui affecte l’ensemble de la chaîne de valeur de la construction, dont les cimenteries constituent un maillon essentiel.
Les industriels rappellent que la production de ciment joue un rôle clé dans la réalisation des infrastructures nationales, notamment les routes, les logements, les écoles, les hôpitaux et divers équipements publics.
Ils mettent également en avant leur contribution aux finances publiques et au développement économique du pays.
Selon les cimentiers, plus de 600 milliards de francs CFA ont été investis au cours des cinq dernières années afin de renforcer les capacités industrielles et soutenir la croissance du secteur.
Sur le plan social, les entreprises cimentières soulignent leur impact sur l’emploi, avec plus de 10 000 postes directs et indirects générés, notamment dans les domaines du transport, de la distribution et de la construction.
Elles affirment également participer à la formation professionnelle de jeunes Sénégalais et soutenir plusieurs initiatives sociales et économiques dans les zones où elles sont implantées.
Les cimentiers précisent que les avantages fiscaux évoqués dans le débat public découlent de mécanismes incitatifs accordés par l’État dans le cadre de conventions destinées à encourager les investissements industriels.
Selon eux, ces accords ont été signés conformément aux dispositions du Code minier du Sénégal en vigueur au moment de l’installation des cimenteries et comportent des clauses de stabilisation visant à sécuriser les investissements.
Les entreprises indiquent également avoir récemment fait l’objet d’audits portant sur leurs contrats. Elles affirment avoir pleinement coopéré avec les autorités en transmettant toutes les informations requises.
Les industriels précisent que les rapports finaux de ces audits n’ont pas encore été rendus publics. Selon eux, les conclusions devraient être présentées dans un cadre officiel afin de permettre une analyse objective des engagements respectifs des différentes parties.
Ils estiment toutefois que ce débat administratif ne devrait pas remettre en cause les investissements industriels déjà réalisés.
Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et une hausse des coûts de l’énergie, du transport et des matières premières, les cimentiers alertent sur les risques de pression croissante sur les coûts de production.
Ils jugent ainsi nécessaire de préserver un environnement stable et favorable à l’investissement industriel afin de soutenir la croissance économique et protéger le pouvoir d’achat des populations.
Les entreprises du secteur réaffirment enfin leur disponibilité à poursuivre un dialogue avec les autorités pour continuer à investir, créer des emplois et contribuer au développement économique du Sénégal.
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